L'UNIONE ?

Dipoi una stonda, ci hè a vuluntà tra l'urganizazione di u muvimentu naziunale di discorre è di cuntrastà di manera appena di più appaciata. Segnu di maturità di sicuru, ma segnu dinò di vuluntà di francà un passu maiò inde a storia muderna di a Corsica. Hè cusì ch'ellu s'avvia un cuntrastu à palesu di tutti.

Ci pare à noi chì i patriotti, u nostru populu, devenu esse infurmati di manera chjara da i muvimenti, di modu à esse assuciati di manera stretta à l'andatura cumuna.

À a Manca Naziunale li tocca à fà cunnosce a cuntribuzione soia nantu à L'UNIONE pà e tarrituriale di u 2004. Ben sicuru altre pruposte saranu fatte longu u prucessu, è tandu e vi faremu cunnosce.

Ci farà piacè assai, s'è vo ci date una fidighjata cù scopu di facci cunnosce u parè vostru. Semu persuasi chì da u scambiu tra tutti i patriotti, tra tutti i corsi, ci sarà mezu di sbuccà nantu à una spiranza maiò pà u nostru paese.


SUNTA / SOMMAIRE

- 1 ère contribution Manca Naziunale (09/09/2003)

- 1 er communiqué commun (09/09/2003)

- 2 ème contribution Manca Naziunale (24/09/2003)

- 2 ème communiqué commun (24/09/2003)

- 3 ème contribution Manca Naziunale (08/10/2003)

- 1 ere conférence de presse commune (22/10/2003)

- conférence de presse Manca Naziunale (29/10/2003)

- Pacte National, 3 ème communiqué commun (19/11/2003 )

- 4 ème contribution Manca Naziunale (10/12/2003)

- 5 ème contribution Manca Naziunale (17/12/2003)

 



Elections Territoriales 2004
Politique d’Union

Corti, le 9 Septembre 2003


1ère contribution de A Manca Naziunale

 

( Texte communiqué à l'ensemble des organisations du Mouvement National )

POURQUOI L’UNION ?


À une période de notre histoire sans doute déterminante, il apparaît que l’UNION est une nécessité fondamentale, condition même de notre survie, pour plusieurs raisons.
Au-delà de la péripétie de la consultation de SARKOZY et des positions contradictoires de chacun d’entre nous ; au-delà des conseils, non sollicités, délivrés périodiquement par des mouvements non publics, il nous semble de la responsabilité de chacune des parties en présence de ne pas faire de nos différences, voir de nos antagonismes, un obstacle à l’aspiration commune de construire notre pays à l’image d’une véritable nation souveraine. Il nous apparaît que ce qui nous oppose n’a aucune raison de constituer un blocage irréductible pour l’UNION, dans la mesure où les projets de chacun sont intrinsèquement liés au projet national. Sans projet national aucun d’entre nous ne peut prétendre avoir des ambitions patriotiques de développement et de bonheur pour notre pays et notre peuple.


Nous considérons, pour notre part, que seul le Mouvement National est le moteur du changement historique en Corse. En ce sens l’UNION est un besoin fondamental puisqu’il apparaît à tous, que personne ne gagnera avec ses propres forces seules. Si nous admettons que le projet national est le fondement même de notre action politique, sa mise en œuvre passe forcément par une adhésion volontaire d’une grande majorité de notre peuple.
Comment peut-on espérer provoquer cette adhésion si nous ne pouvons faire la démonstration que nous sommes capables de gérer nos divergences ? Comment peut-on ambitionner de construire une nation, un pays dans sa diversité géographique, humaine et politique si nous n’arrivons pas à trouver un accord pour une élection qui n’est, après tout, qu’une péripétie dans la longue lutte qui est la notre ?
Le pluripartisme dans le Mouvement National est désormais une réalité, il faut faire la preuve qu’il n’est pas un obstacle au développement de la lutte mais au contraire un réel enrichissement pour celle-ci et la garantie indispensable pour une société véritablement démocratique.


L’UNION, enfin, est une nécessité dans la période, car des forces centrifuges agissent de manière de plus en plus pressante sur l’ensemble du Mouvement National : forces obscures et dangereuses pour notre peuple, forces opportuno-« corsistes » ambitionnant de renouveler le clan traditionnel, forces du découragement et de l’abandon devant l’impuissance des nationaux à élaborer un projet patriotique et démocratique.

L’UNION COMMENT ?

Nous avons exprimé notre point de vue publiquement aux « Journées Internationales » de Corsica Nazione-Indipendenza, nous le réitérons dans ce document.

La question du programme
Nous avons expliqué que, selon nous, il était présomptueux, dans le laps de temps qui nous sépare des élections de 2004, de vouloir construire un programme qui nous lierait pendant 6 ans. Sauf à imaginer que ce programme est déjà prêt, ce qui est impensable dans le cadre de ces discussions, nous pensons que nous devons nous concentrer sur l’essentiel des revendications du Mouvement National ce qui n’est déjà pas une mince affaire comme chacun le sait.
Dans le cadre de ces élections il nous semble que la gestion de nos relations et sa réussite seront la grande preuve, pour notre peuple, de notre maturité et de notre sens des responsabilités.


Ce programme d’Union nationale devrait comporter :


- La question de la reconnaissance des droits nationaux du Peuple Corse et du premier de ces droits : Le Droit à l’Autodétermination.
- La question de la langue et de son obligation.
- La question de la corsisation des emplois.
- La question de la défense de notre patrimoine collectif national.
- La question de la démocratie et des institutions.
- L’acquisition d’un droit de veto sur toutes les lois française.
- La fin des dérogations et la mise en œuvre d’un droit (de lois) correspondant à nos intérêts collectifs.
- La question des prisonniers politiques.

Pour toutes les autres questions qui ne font pas l’objet du programme d’union nationale, nous considérons que chaque mouvement doit bénéficier de la liberté de parole et de proposition.


Mais nous sommes peut être pessimistes sur les capacités des parties en présence à produire un programme de gouvernement précis. Si chacun est convaincu de pouvoir tenir le pari nous sommes près à apporter notre pierre à l’édifice commun.


Un programme commun, outre les questions si dessus, ne peut pas faire l’impasse sur :


Le plan de développement


- La politique des transports et le combat pour des compagnies régionales de service public (train, aérien, maritime).
- La politique de l’énergie (vers l’autosuffisance énergétique par l’utilisation des énergies renouvelables et un complément à négocier).
- La politique de la forêt.
- La politique de la pêche et de l’agriculture qui lierait les aides aux productions nécessaires à notre consommation (vers l’autosuffisance alimentaire).
- La politique du tourisme et l’indispensable contrôle des flux touristiques dont le coût social, économique et écologique commence à devenir insupportable.
- La politique des services publics socialement utiles (orienter les emplois des services publics vers les secteurs socialement utiles).
- La politique de l’éducation et de la formation continue.

 

Le schéma d’aménagement et notamment le renforcement de la loi littorale et la loi montagne pour protéger notre patrimoine national.
Nous sommes en situation de faire des propositions précises dans tous ces domaines.

La question des élus

Nous ne pensons pas que les élus doivent avoir un statut particulier, la Collectivité Territoriale est un terrain de lutte comme un autre et les élus sont des militants comme les autres. Il serait dommageable et même inefficace de voir les élus se constituer en entité autonome dont les décisions ne sont pas directement reliées à l’avis des militants. Les élus sont liés par les accords passés AVANT les élections (et rendus publics) sur les thèmes définis par les parties contractantes.
Pour toutes les autres questions n’ayant pas fait l’objet d’accord préalable, les élus de toutes les tendances doivent s’efforcer de trouver un point d’équilibre avec l’aide de leur mouvement, si cela n’est pas possible chacune des parties est libre d’avoir les positions qui correspondent au point de vue de son mouvement.


Nous sommes persuadés que le Mouvement National doit orienter son action politique et ses propositions prioritairement en direction de notre Peuple et non pas exclusivement en direction des élus de la Collectivité Territoriale. Si ce n’était pas le cas nous aurions à craindre une césure entre les patriotes et ceux qui sont censé les représenter.

 

CONCLUSION


A MANCA NAZIUNALE est, de toutes ses forces pour l’UNION. Si par malheur cette UNION n’était pas possible il doit être clair pour tout le monde que notre mouvement sera présent d’une autre manière lors des élections territoriales de 2004.
Nos propositions pour l’UNION seront rendues publiques et espérons que chacun fera de même pour que notre peuple puisse se faire une opinion.
Nous déclarons également que nous donnerons prochainement une date butoir pour la constitution de la liste d’UNION, ceci afin d’être en situation d’envisager une autre solution en cas d’échec.


Communiqué commun du 09/09/2003, remis à la presse à l'issu des débats :

Les organisations soussignées se sont réunies à Corte ce 9 septembre pour échanger les démarches que le Mouvement National est en mesure de proposer pour favoriser un processus de sortie de crise et un règlement politique de la question nationale corse.
Dans ce cadre, et après trente années de lutte, les nationalistes prennent en compte un nouveau contexte historique, marqué par une attente croissante des Corses et la construction d’une Europe des Peuples.


Le dialogue est engagé, et a permis progressivement de rapprocher les points de vue. Chacun s’est accordé à juger que l’importance des enjeux exige d’aller au fond des problèmes ; qu’elle appelle chaque composante du Mouvement National à se positionner clairement face au Peuple Corse et que les termes d’un accord stratégique puissent être trouvé. L’ensemble de ces points reste en débat.


Une prochaine réunion aura lieu le 24 septembre à Corte à 18heures.

Organisations signataires :


Accolta Naziunale Corsa, Chjama Naziunale, Corsica Nazione, Indipendenza, Manca Naziunale, Partitu di a Chjama, Partitu Naziunale Corsu, Partitu Sucialistu Per l’Indipendenza, Rinnovu, I Verdi Corsi.



Elections Territoriales 2004
Politique d’Union

Corti, le 24 Septembre 2003


2 ème contribution de A Manca Naziunale

 

Dans la contribution principale que nous avons élaboré pour la réunion du 24 Septembre 2003 nous n’avons pas donné notre analyse sur LA QUESTION DE LA VIOLENCE. Le texte qui suit ne prétend pas couvrir tout le champ que ce problème recouvre, il souhaite simplement faire le point sur cette question en liaison avec notre débat principal.

 

* La question de la violence


Sous cette dénomination générique, le sens commun entend par là la violence organisée et maîtrisée par les nationalistes, en particulier les divers groupes armés qui se dotent d’un sigle et affirment agir dans la clandestinité ,soutenus officiellement ou non par une organisation publique .


C’est cet aspect de la violence qui fait l’objet d’une attention particulière des médias et qui leur fait penser que c’est une question centrale pour la Corse mais aussi pour l’ensemble des acteurs du Mouvement National.


Nous avons eu par le passé à nous positionner sur l’existence des groupes armés, de tous les groupes armés. Nous avons émis de fortes réserves sur leur action et condamné certaines méthodes qui ont apporté de grands malheurs à de nombreux enfants de notre peuple.


Nous rejoignons donc totalement les préoccupations des organisations qui posent la question de la violence dans ce débat.


Mais est-ce pour autant une question centrale pour nous tous ?
Pour notre part nous devons dire que si cette question est très importante, pour notre présent par ses implications humaines, politiques et sociales et pour notre avenir de par ses conséquences socio - culturelles, elle ne constitue pas aujourd’hui la question centrale.


L’ actualité récente a bien montré qu’il était périlleux de faire de cette question un élément prioritaire dans le débat sur L’UNION pour les élections de 2004.

 


1. Les évènements liés à l’arrestation de Yvan COLONNA et le soutien à des prisonniers politiques.


Le soutien apporté aux interpellés qui sont supposés avoir fourni une aide à Y.COLONNA est assimilé, dans notre société et ailleurs, comme une aide indirecte à des militants ayant utilisé la violence. Ainsi très peu de gens , y compris dans notre peuple, seront capables de distinguer « l’aide traditionnelle au fugitif » du « soutien au patriote recherché par ses frères de lutte ».
Les mouvements soutenant des groupes armés et ceux souhaitant « la fin de la violence » sont donc considérés comme « objectivement » solidaires de la violence.


Soutenir des militants impliqués, à tort ou à raison, dans des actes de violence, c’est être perçus comme des soutiens à leur action. À plus forte raison quand ce militant est issu des propres rangs de telle ou telle organisation qu’elle soit officiellement opposée ou non à la violence.
Nous voyons là les limites des déclarations politiques sur le rejet de la violence comme moyen politique.

 

2. Les événements de LURI.


Nous avons là un événement nouveau et dramatiquement emblématique du retournement des valeurs dans notre société.
Aujourd’hui il est plus « valorisant » et « profitable » de se présenter comme un délinquant de droit commun (cela est même revendiqué …) que comme un nationaliste victime de la répression.
Ce qui c’est passé à LURI doit sonner comme un signal d’alarme pour nous tous.


L’autre aspect de l’affaire est que la défense des deux interpellés, qui est apparue, dans la presse en tout cas, comme une protestation à la saisie de la DNAT sans que les deux jeunes aient commis un acte politique. L’aspect que prend cette protestation peut laisser entendre que, dans le cas où l’acte était bien politique, il n’aurait pas été scandaleux de voir la DNAT intervenir…


Enfin, là aussi, le soutien très marqué des nationalistes (sur place ou par voie de communiqués) et les incidents qui ont suivit ont renforcé l’idée que « les nationalistes » étaient liés à la violence.

 


3. La violence n’est pas toujours contrôlable.


La violence liée directement ou non à une motivation politique est plus au moins contrôlée pour partie. Mais une grande part cette violence d’origine politique, qu’elle soit publique (manifestation d’Aiacciu, incidents de Luri) ou clandestine (affaire Erignac) n’est, très souvent, pas maîtrisée par des organisations politiques. Il est donc vain de vouloir la supprimer définitivement par la discussion entre organisations, fussent-elles du Mouvement National.


Faire de la question de la violence la question centrale de nos débats ne nous paraît pas pertinent dans la situation actuelle. Même si, nous le répétons, la question des groupes armés est très préoccupante, mais nous pensons qu’elle doit faire l’objet d’un débat à part.

 

Pour conclure provisoirement…


Nous restons persuadés qu’une liste d’UNION aura des conséquences extrêmement positives pour un débat serein sur ce sujet.
Nous pensons qu’une liste d’UNION fera l’effet d’un séisme politique et permettra, par l’attente et l’espérance qu’elle suscitera , un vaste débat de société au sein même de notre peuple. Un débat qui posera « la question de la violence multiforme qui s’exerce dans la société corse » ce qui soulèvera inévitablement les questions de fond.

 


Communiqué commun du 24/09/2003, remis à la presse à l'issu des débats :

Les organisations du Mouvement National réunies ce jour à Corté ont continué à avancer sereinement dans le processus d'union. Chaque organisation est aujourd'hui prête à assumer ses responsabilités historiques pour bâtir un projet commun sur le long terme et sceller ainsi une union stratégique dépassant le simple cadre électoral de 2004.

Dans cette perspective, un groupe de synthèse et un calendrier ont été mis en place pour rechercher et proposer les termes d'un accord politique.

D'ores et déjà, des points d'accord sont apparus :

  • Reconnaissance politique du peuple corse et de son droit à l'autodétermination.
  • Structure Institutionnelle transitoire
  • Elaboration du projet du mouvement national qui servira de base de négociation avec l'Etat français pour le règlement politique de la question nationale corse.

Ces options favoriseront l'avènement d'une paix réelle et durable.

Les Nécéssaires débats sur la clandestinité et l'action armée, ainsi que sur les choix de socciété se poursuivent.

Par ailleurs, les organisations du mouvement national ont constaté que la Corse subit une violence d'un Etat multiséculaire.

Elles ont décidé de s'opposer désormais, et dans la cohérence, à cette répression effrénée atteignant aujourd'hui son paroxysme avec le fichage génétique programmé des Corses sur les bases de leur opinion politique.


Elections Territoriales 2004
Politique d’Union

Corti, le 8 octobre 2003


3 ème contribution de A Manca Naziunale

 

I ) La question institutionnelle


Dans le cadre d’un compromis entre tous les mouvements, A Manca Naziunale est restée bien en deçà des thèmes propres à son identité, car aucun des mouvements ne peut avoir la prétention d’imposer l’ensemble de son programme à ses partenaires.

Le mouvement national reste encore le pivot de la vie politique en Corse, mais l’Etat français cherche et cherchera, par tous les moyens dont il dispose à détourner la revendication nationale de ses objectifs historiques et donc fondamentaux :


La reconquête d’une légitime souveraineté nationale et l’exercice par le peuple de tous ses droits inaliénables , dont le premier : le droit à l’AUTODETERMINATION.
Conformément à cet objectif naturel qui est le notre, il va de soit que les mesures préconisées ci-dessous s’inscrivent dans le temps (notion de progressivité) et seront bien entendu dépendantes de l’état des rapports de force entre mouvement National et Etat Français.

Un plan d’urgence strictement organisé devrait donc nous pousser en direction de plusieurs objectifs :

  • Les nouvelles compétences voulues par le législateur français doivent impérativement être accompagnées des moyens de leur application.
  • Refus de seconder les gouvernements engagés dans des politiques libérales mais définition des priorités en fonction de nos seuls besoins collectifs.
  • Pour plus de démocratie, droit de veto sur les lois et décrets qui pourraient nuire à nos intérêts collectifs.
  • La levée de toutes les tutelles qui viennent à paralyser tout processus en direction du droit à l’autodétermination et l’obtention d’un pouvoir législatif.
  • Les décisions de l’Assemblée de Corse sont souveraines en tout ce qui concerne les politiques à mener sur notre territoire national.
  • Pas d’alliance avec des formations politiques néo-clanistes, qui sous le vocable “ Corsistes ” tentent de privatiser tous nos espaces collectifs et de récupérer, en la vidant de son contenu, la revendication nationale.
  • Ouverture en direction des progressistes pouvant être en disposition de partager avec le mouvement national un certain nombre d’idées et de préoccupations.
  • Par ailleurs, une démarche par étapes exige la mise en place d’une Assemblée Nationale Provisoire, cadre légitime de la future nationalité corse, et la poursuite des mobilisations populaires qui seules pourront permettre de dépasser les cadres imposés par la tutelle coloniale.


    En conclusion, construisons une démocratie participative pour rompre avec le clientélisme, la tutelle coloniale et la privatisation de notre pays, mais aussi pour créer les conditions de l’émergence d’une véritable démocratie corse.

    II ) La question économique, sociale et culturelle.

    Il importe avant toute chose de répondre aux légitimes préoccupations de notre peuple et d’en appeler en permanence aux nécessaires mobilisations à venir. Nul ne peut ignorer l’importance du mouvement social en Corse et la légitimité des revendications exprimées.

    Les droits sociaux vitaux de notre peuple ( droit au logement, droit à l’Education, droit à la Santé, droit à la Culture, Niveau de vie répondant aux besoins fondamentaux, .…), doivent être exigés dans le projet politique du mouvement national.

    Résister au Libéralisme ambiant et proposer une alternative au libéralisme colonial ne relève pas d’une idéologie réformiste ou révolutionnaire mais du simple réflexe de survie.

    Si nous pensons notre pays et notre peuple en termes de développement économique et social harmonieux, alors accordons nous pour mettre en place les outils nécessaires.
    Ces outils sont avant tout politiques et ils déterminent les stratégies que nous entendons mettre en œuvre.

  • Affirmation immédiate de la langue corse - langue nationale et instauration du bilinguisme obligatoire pour le recrutement dans les services publics et dans le privé (bonification de points pour les locuteurs corses). Mise en place du monolinguisme dans les trois sections de maternelles (politique d’immersion) par une réorganisation des affectations (sur la base du volontariat et avec réduction du temps de travail dans les écoles pour les volontaires). Politique progressive du bilinguisme dans le primaire, le secondaire et le supérieur
  • Garantie pour tous les résidents des acquis sociaux actuels.

  • Pour un service public socialement utile de qualité, proposé équitablement à tous et toutes, avec des personnels formés qui peuvent vivre décemment de leur travail (Santé, Transports, Education Nationale, Communications, Information, Culture, production et distribution de l’eau et de l’énergie).
  • Contrôle et organisation du Tourisme. ( aides apportée, Rythmes et quantités de fréquentation (étalement) , Infrastructures nécessaires, Investissements autorisés, fréquence et qualité des transports ). Politique respectueuse des équilibres naturels, sociaux, économiques, culturels et démographiques.
  • Mise en place d’une véritable loi de préservation nationale, s’appuyant sur les aspects positifs des lois sur la protection du littoral et de la Montagne considérés sous l’aspect de nos conditions naturelles de vie.
  • Mise en place d’un code des investissements conforme aux intérêts de notre peuple.
  • Acquisitions foncières impossibles pour les non-corses.
  • Orientation de la production agricole en priorité vers la satisfaction des besoins alimentaires des populations annuelles et saisonnières mais aussi vers l’exportation de produits agricoles de qualité reconnue. L’objectif étant, à terme, d’arriver à un équilibre de la balance commerciale pour le secteur primaire.
  • Mise en place de Contrat Nationaux de Production, qui détermineraient dans la clarté les aides allouées au monde agricole, avec obligation de résultats.

  • Rationalisation du système bancaire ( Banque Unique de Développement ) sous le contrôle de la CTC et d’un organisme indépendant.
  • Protectionnisme assumé dans les domaines où nos intérêts vitaux sont en jeu ( rupture avec les règles de concurrence déloyale ).
  • Formation des hommes basée sur l’exploitation des savoirs ancestraux (Mise en œuvre des « musée vivants ») et de l’appropriation de toutes les méthodes modernes respectueuses de l’environnement et de la santé publique ( Ex : agriculture biologique )
  • Ouverture de liens dans le bassin méditerranéen pouvant permettre des échanges de productions et de savoir-faire.
  • Mise en place de compagnies régionales de service public dans le domaine de transports (Maritime, Aérien et Ferroviaire) avec possibilité pour les compagnies privées de venir en appui sur des périodes strictement encadrées.

Conférence de presse commune du 22/10/2003

 

L'ensemble du Mouvement National est une nouvelle fois réuni pour condamner l'action répressive que connaît la Corse depuis quelques mois. En effet, sur fond de corsophobie et de déchaînement médiatique, et alors que les fraudeurs continuent de bénéficier de l'impunité la plus totale, les interpellations et les emprisonnements se poursuivent de façon violente et tout à fait arbitraire.

Par ailleurs, depuis quelques temps, les réçentes tentatives de fichage ADN de plusieurs militants nationalistes, au prétexte d'élucider une affaire vieille de 16 ans, illustrent clairement l'emballement et les dérives de la répression à des fins de déstabilisation et de manipulations futures.

L'ouverture d'une commission rogatoire non nominative conjugée à l'attitude de médias plus enclins à jeter des noms en pâture et à manipuler qu'à préserver la présemption d'innocence et à informer, constitue une atteinte intolérable aux droits de l'homme.

La liberté d'opinion est à nouveau sacrifiée sur l'autel de la raison d'Etat, et la perspective d'un réglement politique et négocié de la question corse s'éloigne chaque jour d'avantage.

Le gouvernement français, et plus particulièrement le ministre de l'intérieur, doivent savoir que de tels agissements sont voués à l'échec. Signataires du protocole de Migliacciaru, nous tenons à réaffirmer qu'aucune divergence, et à fortiori aucune manipulation, n'est de nature à créer les conditions d'un affrontement entre nationalistes. Loin de taire leurs différences, ou de tenter de les masquer, les nationalistes corses les gèrent par le débat et l'échange.

Nous serons donc extrêmement vigileants pour qu'au cours des prochaines semaines, les tentatives de criminalisation ou de division artificielle ne se renouvellent plus. Tenter d'opposer les uns aux autres, en diabolisant d'une part et en angélisant de l'autre, est une attitude insupportable.

Nous poursuivons les discussions relatives à une éventuelle union stratégique dans la sérénité et le respect de l'identité politique de chacune des composantes ; conscients de nos responsabilités, nous saurons faire échec aux déstabilisations, d'où qu'elles puissent venir.


Elections Territoriales 2004
Politique d’Union

Aiacciu, le 29 octobre 2003


Conférence de presse A Manca Naziunale

L’UNION, la violence clandestine et la répression


La politique d’union est une nécessité historique qui s’impose à tous. A Manca Naziunale est pleinement partie prenante d’une démarche qui replace le mouvement national au centre du processus historique en Corse. Il n’est donc pas étonnant que la puissance coloniale multiplie les provocations pour tenter d’y mettre un terme. Provocations qui aboutissent à une dérive bio-répressive avec fichage ADN fondé sur les opinions politiques.


> L’utilisation sélective des appareils politiques et judiciaires a donc pour but des finalités politiques sans que pour autant ne soient éradiquées les causes qui permettent à une grande délinquance de prospérer et de gagner de nouveaux espaces économiques.


Chacun sait que des divergences importantes subsistent. Le dire ce n’est pas faire preuve de faiblesse mais au contraire démontrer que l’on peut discuter tout en ayant des points de vue différents sur des questions fondamentales. C’est le signe que le Mouvement National a atteint une maturité jamais vue jusqu’ici :
Le Pluralisme est désormais ancré dans la réalité et les mentalités. La culture démocratique au sein du mouvement national commence à prendre racine.


Si nous avons eu et avons encore de grandes réserves sur les groupes armés, nous ne considérons pas, malgré tout, que la présence de ces mouvements clandestins constitue un obstacle insurmontable à l’union du mouvement national.
Pour notre part, nous nous devons de dire que si la question de la violence est très importante pour notre présent par ses implications humaines, politiques et sociales et pour notre avenir de par ses conséquences socioculturelles, elle ne constitue pas aujourd’hui la question centrale.

 

Une politique d’UNION pour les INTERETS POPULAIRES


Pour A MANCA NAZIUNALE la politique d’Union n’a de sens que si elle converge vers la préservation des intérêts collectifs et la promotion des intérêts populaires.


Après avoir échoué dans sa tentative de contournement de la question nationale par le biais d’une décentralisation d’inspiration libérale, ce gouvernement tente de recourir à la politique du bâton.

En tant que patriotes de gauche nous défendons une véritable solution politique fondée sur la préservation de l’intérêt général. À l’heure où les discussions sur une possible liste d’union sont engagées, cela impose d’une part, à toutes les composantes de travailler dans le respect d’une pluralité désormais acquise et exige de la part de chacun des mouvements de faire leur proposition en toute clarté. C’est ce que fait A MANCA NAZIUNALE .


Pour nous défendre les intérêts du Peuple Corse, c’est tout à la fois :


Défendre ses intérêts politiques, culturels et démocratiques :


- Pour la reconnaissance du Peuple Corse comme sujet de droit et la reconnaissance de son droit à l’autodétermination
- Déclaration de la langue corse « langue nationale » et instauration du bilinguisme officiel dans tous les domaines de la vie publique.
- Droit de veto sur les lois et règlements français qui pourraient nuire à nos intérêts collectifs
- Instauration d’un referendum législatif à initiative populaire
- Élection à la proportionnelle intégrale
- Instauration d’une véritable Assemblée représentative du Peuple Corse (Assemblée Nationale Provisoire) qui serait l’interlocuteur dans toutes négociations avec l’État Français


Défendre son patrimoine communautaire “ mer et montagne ” :
Qui sont ses conditions naturelles de vie et sont donc intrinsèquement liés à son existence historique.



Défendre et promouvoir ses intérêts sociaux, en priorité pour les couches populaires en opposition au patronat français du Medef et à l’État colonial :

- Pour un service public corse socialement utile (postes et télécommunications, santé, éducation, eau, énergie, transports)
- Contre le démantèlement de la sécurité sociale organisée par l’État Français, au profit des assurances privées
- Garantie, pour tous les résidents, des acquis sociaux actuels
- Pour le développement de l’emploi stable contre la précarité.
-Pour un salaire minimum tenant compte des besoins et évoluant en fonction d’un indice des prix contrôlé par les organisations syndicales et de consommateurs.

C’est aussi combattre la xénophobie et le racisme et s’opposer aux pratiques de discrimination et aux attaques racistes.


Le projet de constitution Européenne ne consacre ni une Europe des Peuples, ni une Europe démocratique, ni une Europe sociale, mais bien au contraire une Europe des États, un gouvernement européen échappant aux Parlements (européens et nationaux) et une Europe ultra-libérale pour les seuls profits des capitalistes contre les intérêts collectifs. Devant une attaque de telle ampleur, il faut un referendum et nous appelons le Peuple Corse à rejeter ce texte.


Outre un accord sur ces objectifs limités, une liste d’union respectueuse de la diversité politique du mouvement national devra garantir une liberté totale d’expression et de vote pour tout ce qui ne figurera pas dans la plate-forme et l’exclusion de toutes alliances avec des formations politiques néo-clanistes, qui, sous le vocable abusif de “ corsiste ” tentent de privatiser nos espaces collectifs et de récupérer en la vidant de son contenu, la revendication nationale.

Une plate-forme unitaire qui mette au centre de ses préoccupations l’intérêt collectif et l’intérêt populaire c’est la garantie de voir s’ouvrir une période de mobilisations sociales et politiques décisives pour l’avenir de notre Nation, c’est donner à la politique d’UNION un rôle fondamental par lequel s’affirmera une ESPERANCE NOUVELLE pour le Peuple Corse.


Pacte National

La Nation Corse indépendante a été soumise par les armes françaises à Ponte Novu en 1769, mais elle n’a jamais renoncé à son existence propre. Après trente cinq ans de résistance contemporaine multiforme, le temps est désormais venu pour le Peuple Corse d’élaborer et de commencer à concrétiser un projet d’avenir.
Dans cette perspective, les organisations politiques du mouvement national ont décidé de développer une stratégie commune dont l’objectif est la restauration de la Nation dans la plénitude de ses droits.
Le Peuple Corse est une communauté historique multimillénaire qui regroupe des femmes et des hommes, corses d’origine et corses d’adoption qui résident soit dans l’île, soit dans la diaspora. Le peuple corse est la substance de la nation, c’est à dire de ces hommes et de ces femmes qui, soudés dans une communauté de destin, veulent vivre un avenir commun ; ils bénéficient donc des mêmes droits et s’astreignent aux mêmes devoirs
Par la nature, par l’histoire et en vertu des principes définis par la Charte des Nations unies et par la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, le Peuple Corse dispose des mêmes droits que tous les autres peuples de la terre et notamment du Droit inaliénable à l’autodétermination qui permet de choisir librement son destin.
Ce libre choix, expression de la souveraineté, s’exerce vis à vis de toute autre entité nationale ou fédérale pour s’associer ou pour se séparer. Mais il s’exerce aussi pour bâtir un projet de société conforme aux aspirations citoyennes en matière de démocratie politique, économique et sociale et aux aspirations nationales en matière culturelle, linguistique et patrimoniale.
Les organisations politiques du mouvement national s’engagent dans une démarche d’union pour la reconquête progressive et citoyenne de tous les droits nationaux du peuple corse

PROTOCOLE D’ACCORD


1
Nous, organisations signataires, dans la perspective d’un règlement politique de la question corse, nous reconnaissons partie prenante d’un processus évolutif n’excluant à terme aucune solution institutionnelle pour l’île et consistant, dans l’immédiat, à revendiquer une avancée institutionnelle significative avec le pouvoir législatif garantissant moyens et compétences pour les institutions corses après définition d’un corps électoral légitime sur la base d’une citoyenneté corse. Cette démarche doit déboucher sur l’obtention de la reconnaissance politique du peuple corse et de ses droits sur sa terre par le droit à l’autodétermination.


2
Le colonialisme et le néocolonialisme français ont plongé notre peuple dans une situation économique, sociale et culturelle catastrophique.
Notre pays et notre peuple ont pourtant des potentialités énormes pour sortir de cette situation de crise.
La première de ces potentialités est l’Homme corse avec sa culture, sa langue, ses savoirs faire, sa jeunesse en formation.
Il faut donc replacer l’Homme corse au cœur d’un développement identitaire, durable et soutenable par la maîtrise totale de son patrimoine, de sa culture et de sa langue, par une répartition des richesses qui vise à l’équité sociale.
Ce développement qui reste ouvert au commerce équitable devra être diversifié et équilibré par secteurs et dans l’espace.


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Prenant acte de la volonté de tous de travailler à la disparition des causes de la clandestinité et malgré les divergences importantes sur la question, les organisations signataires décident d'élaborer un calendrier permettant de s'engager dans une réflexion approfondie sur le rôle, les moyens et les limites de la clandestinité.
A moyen et long terme, elles s'engagent à créer les conditions d'avancées politiques décisives permettant de rendre possible sa disparition dés lors que la question corse sera engagée sur la voie d'un véritable règlement politique.

 

Communiqué commun du 19/11/2003, remis à la presse à l'issu des débats :

Les 10 organisations constitutives du mouvement national se sont réunies ce soir à Corti, afin de poursuivre les discussions relatives à leur union stratégique. Prenant acte de la volonté d’union unanimement exprimée, et à la suite de la trêve décrétée sans condition de temps ni de lieu par le FLNC-Union des Combattants, elles ont validé le protocole d’accord élaboré au cours des dernières semaines.

Le processus d’union a donc atteint une étape décisive, et les prochaines semaines devront contribuer à définir les termes d’un projet commun ainsi qu’une stratégie politique et électorale.


Souhaitant que les autres mouvements clandestins souscrivent à l’effort de paix et de construction nationale actuellement engagé, elles rappellent leur attachement au principe d’un règlement négocié de la question corse incluant notamment la condition de tous les prisonniers politiques ; partie prenante du problème corse, ils doivent naturellement faire partie de la solution.


Une nouvelle réunion aura lieu dès la semaine prochaine, afin de concrétiser durablement l’union nationale en travaillant thème par thème.

 

ANC. PNC. Corsica Nazione. Indipendenza. I Verdi Corsi. Manca Naziunale. Chjama Naziunale. Partitu di a Chjama. Rinnovu. PSI.

 


Elections Territoriales 2004
Coordonation Politique d’Union

Corti, le 10 Décembre 2003


4 ème contribution de A Manca Naziunale


La question de la participation à l’EXECUTIF de la C.T.C


Nous avons émis des doutes sur l’opportunité de participer à l’Exécutif dans la période actuelle, qui se manifeste par une offensive libérale extrêmement agressive vis à vis de notre peuple.
Nous pensons que l’Exécutif territorial est le complice de cette politique française et européenne…
Cependant, si nous livrons cette analyse à nos partenaires, nous écoutons avec beaucoup d’attention les arguments visant à y participer, dans le cas ou le Mouvement National serait majoritaire aux élections de Mars 2004.


Malgré nos doutes, nous sommes prêts à tenter l’expérience dans la cohérence d’une démarche patriotique réaffirmée non contradictoire avec la défense des intérêts populaires.


La question des alliances extérieures au Mouvement National


Nous avons fait, comme nombre d’entre vous, des concessions très importantes pour que le PROTOCOLE NATIONAL voit le jour.


Nous considérons que nous sommes réellement dans une période historique cruciale pour notre pays. C’est pour cette raison que, pour nous, le PROCESSUS D’UNION aura des conséquences stratégiques en faisant du Mouvement National l’acteur fondamental du changement en Corse.
En ce sens, nous sommes pour l’application du protocole, de tout le protocole et rien que le protocole.
Les trois points stratégiques et le protocole, que nous avons tous signé, sont pour nous le socle sur lequel nous voulons transformer les rapports politiques, culturels, économiques et sociaux entre la Corse et la France.


Il apparaît qu’un mouvement envisage une alliance dite stratégique avec des éléments extérieurs au Mouvement National, ceci afin d’emporter l’Exécutif de la C.T.C.
D’autres parlent d’alliance tactique. Et d’autres attendent des éclaircissements…
Pour notre part, nous ne sommes absolument pas opposés , à priori, à une alliance avec des éléments « progressistes ». La définition de progressiste peut aussi donner lieu à débat ( un réactionnaire social favorable à l’évolution institutionnelle est –il un progressiste ? ).


Nous souhaitons que ceux qui sont à l’initiative de cette idée, fassent des propositions claires.
- Sur quelles bases politiques ces alliances peuvent-elles se faire ?
- Avec qui ces alliances sont susceptibles d’être passées, étant entendu que nous connaissons TOUT le personnel politique insulaire ainsi que ses positions sur la question corse.


Pour A MANCA NAZIUNALE, le Mouvement National ne peut, sans porter atteinte à sa crédibilité, pratiquer des alliances sans mettre en avant les fondements de son existence, à savoir :


- Reconnaissance du Peuple Corse ET de son droit à l’autodétermination.
- Langue corse obligatoire et co-officielle.
- Acceptation d’une évolution vers un Statut transitoire.
- Création du statut de citoyen corse.
- Libération de TOUS les détenus politiques et arrêt des poursuites.


Ces propositions se situent dans le cadre strict du protocole qui est le CONTRAT LIBRE QUI NOUS UNI TOUS.

Toute discussion, concernant les alliances, fondées sur une partie de ces revendications, sans prendre en compte donc, LA TOTALITE DE L’ ACCORD STRATEGIQUE, sera considéré par A MANCA NAZIUNALE comme une altération de la lettre et de l’esprit du PROTOCOLE.
Nous ne pouvons quant à nous agir hors du cadre du protocole librement défini par nous tous.

 


Elections Territoriales 2004
Coordonation Politique d’Union

Corti, le 17 Décembre 2003

5 ème contribution de A Manca Naziunale

 

CONSTITUTION DE LA LISTE :

Hypotèse de départ : 15 élus pour la liste UNIONE
Répartition : MANCA : 1 ; CN : 3 ; IND. :2 ; PNC : 2 ;CHJama :2; Rinnovu : 1 ; Verdi : 1 ; ANC :1.
PSI : 1 ; Partitu di a CHJAMA : 1.
Toutes les organisations doivent être représentées dans les 10 premiers.

Propositions


1. Nous souhaitons une FEMME comme tête de liste. L’appartenance partisane de la tête de liste n’a pas, pour nous, dans le contexte actuel, d’importance particulière, nous ne revendiquons donc pas.


2. Chaque organisation doit, dans son quota, proposer UN NOMBRE EGAL de femmes et d’hommes, Y COMPRIS dans ceux qui sont éligibles.


3. Chaque organisation doit proposer, dans son quota, un nombre de colistiers proportionnel au nombre d’élus que nous envisageons obtenir.


4. Nous souhaitons que le coût de la campagne soit limité à la limite remboursable.
Son financement se fera de façon proportionnelle. En fonction donc du nombre de colistiers que chacune des organisations aura sur la liste.


Ex. Si une organisation a 10 colistiers sur la liste, elle apportera 19,60% du coût de la campagne (10 correspond à 19, 60% de 51).
La trésorerie doit être assurée de manière égalitaire par toutes les organisations (1 représentant par organisation).
Le financement doit être clair et L’ORIGINE DES FONDS PARFAITEMENT IDENTIFIABLES par tous les membres de la trésorerie.


Composition de la liste


1. Une femme
2. Un homme
3. Une femme
4. Un homme
5. Une militante MANCA NAZIUNALE ou
6. Un militant MANCA NAZIUNALE
…/…
16. Un militant MANCA NAZIUNALE ou
17. Une militante MANCA NAZIUNALE
…/…
30. Un militant MANCA NAZIUNALE ou
31. Un militant MANCA NAZIUNALE
…/…
40. Une militante MANCA NAZIUNALE ou
41. Un militant MANCA NAZIUNALE


Mode de calcul : 1 élu sur 15 = 6,66% des élus.
4 candidats = 7,84 % des candidats…. Donc 7, 84 % des dépenses.
Si la campagne coûte 40000 euros (262.000 FF) , notre participation doit être de 3136 euros (20.570 FF).