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A Manca Naziunale condamme sans appel l'agression armée dont a été victime un étudiant dans une cité universitaire. Pour que de tels comportements ne se reproduisent plus sur le campus, un sursaut collectif doit s'opérér. Le problème de la sécurité des biens et des personnes dans l'enceinte universitaire est pourtant une question qui peut se régler simplement dans le cadre du service public. Au lieu de mettre en avant des solutions précaires ou privées (société de gardiennage), il suffirait de donner aux personnels ouvriers les moyens de travailler efficacement et dans de meilleures contidions. Il faut d'urgence d'avantage de postes titulaires avec des emplois du temps rationnels et des mesures de sécurité renforcées dans les cité (accès sécurisés, rondes ). Ce problème interne au CROUS met en lumière l'un des effets pervers du tout-libéralisme appliqué à l'université en général : MOINS D'AGENTS TITULAIRES = PLUS D'EMPLOIS PRECAIRES Si les personnels ouvriers payent le prix de cette « philosophie », le problème de fond des contenus des enseignements se pose également. A l'heure actuelle, les dirigeants de l'université ont opté pour un rapprochement avec le patronat insulaire en promettant aux étudiants des emplois en bout de chaîne (on verra). On nom de cette logique entrepreneuriale on applique des choix de politiques budgétaires qui se traduisent concrètement par une offensive contre de nombreuses fillières ( Fermeture du Palazzu, Supression d'options en langue, Regroupements pédagogiques douteux au niveau des maitrises). Bref, il s'agit pour certains de faire « rentrer l'université dans le troisième millénaire avec un projet global dans un monde globalisé » (sic!). Quel doux euphémisme pour annoncer sans ambiguité la mise au pas cadencé de l'université sur les bases de la mondialisation économique. C'est donc un choix politique qui est mis en oeuvre . Nous ne voulons pas d'une gestion et d'une conception de l'université issue de l'idéologie libérale! Nous voulons une université enracinée dans sa culture et donnant à tous les moyens d'accéder au savoir, dans des conditions de travail optimales. L'heure est à la mobilisation contre les choix politiques actuels car l'avenir de l'université de Corse est l'affaire de tous et ne saurait faire les frais des orientations néfastes d'une minorité.
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