PRIVILEGES A BUNIFAZIU


Le 20 décembre 1993, le maire de Bunifaziu a accordé au milliardaire André TARALLO, le monsieur afrique de la société pétrolière ElF Gabon, un permis de construire très conséquent, face aux lavezzi en pleine réserve naturelle, sur la côte est de bonifaziu, dans une zone alors pratiquement vierge de toutes construction.

Considérant que ce permis violait tous les articles de la "loi littoral", le préfet de l'époque déférait ce permis devant le tribunal administratif de Bastia. Le Maire de Bunifaziu fut alors contraint d'annuler le permis le 26 juillet 1994, annulation qui a conduit le préfet à se désister, l'action en justice n'ayant plus de raison de se poursuivre.

Mais Mr TARALLO déposa le 4 octobre 1994 un nouveau permis pratiquement identique, que le maire de Bunifaziu accorda. Cette fois le permis ne fut pas déféré par le préfet devant le T.A de Bastia.Pour quelles raisons ? Parce que le préfet oublia d'envoyer à Mr TARALLO sa lettre d'observation. Ce simple "oubli" a suffit, du fait de la nouvelle loi Mehaignerie, à "légaliser" au prétexte de vice de forme, un permis de construire complêtement illégal.

La villa a donc été construite en toute illégalité et aurait coûté la bagatelle de 70 MF.

Cet exemple est très symptomatique de ce qui aurait pu tendre à se généraliser en Corse si la loi littoral avait été adaptée dans le cadre de feu l'Article 12 des accords de Matignon.

C'est donc sur place que u Muvimentu di a Manca Naziunale avait décider de mobiliser le 24 novembre dernier, à quelques jours des débats parlementaires sur cette question.

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