LE QUESTIONNAIRE INCOMPLET
de
Sergiu Vandepoorte-Marcangeli

Voici revenu le vieux débat sur : lutte légale, clandestinité, violence, élections, referendum !


Q : si notre revendication est légitime (souveraineté) serait-elle pour autant légale aux yeux de l'État français ?
R: non, la constitution française de reconnaît qu'un peuple souverain, le peuple français.


Q: si nous prenons le droit international comme référence, peut-on considérer la présence de l'État français en Corse comme légale ?
R: non, aucun traité n'est venu légitimer la conquête coloniale de 1769, pour mémoire notre pays était indépendant, battait monnaie, possédait une constitution (qui punissait la pratique de la vendetta) .

Q: la présence de l'État français est-elle légitime ou légale ?
R: ni l'une ni l'autre car nous pouvons légitimement nous considérer comme occupés à partir du moment ou la conquête s'est déroulée en violation de notre souveraineté, de nos droits et donc de notre intégrité morale, culturelle et territoriale.


Q: les républicains français connaissent-ils cette histoire ?
R: certains sûrement, d'autres pas du tout, ceux qui savent mentent délibérément, ceux qui ignorent tout sont aveuglés par la propagande impérialiste qui se veut faire de la France, la patrie des droits de l'homme et un exemple de civilisation.
Question: comment appellent-on des personnes qui trichent avec l'histoire ?

Réponse: des révisionnistes.


Q: que nous reste t-il à faire alors ?
R: opposer notre légitime légalité à ce colonialisme qui revêt des formes multiples.


Q: oui, mais nous avons de droit de vote, alors pourquoi ne pas rechercher une majorité pour l'indépendance ou l'autonomie ?
R: la constitution française bloque tout processus.


Q: pourquoi ne pas demander la modification de la constitution ?
R: certains y pensent, ils ne sont donc pas pour le droit à l'autodétermination, or c'est à notre peuple de décider et sans tutelle avec de vrais moyens démocratiques et pas une caricature de démocratie.


Q: qui doit donc décider ?
R: le peuple corse constitué de toutes celles et ceux qui veulent partager un avenir commun quelles que soient leurs origines, seule une assemblée Nationale Provisoire serait à même de garantir une solution politique.


Q: pourquoi ne fait-on pas cette assemblée alors ?
R: certains dans la pseudo clandestinité s'accordent implicitement avec l'État français pour empêcher l'émergence de l'ANP.


Q: pourquoi donc ?
R: ils veulent le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir, pour l'heure en entretenant une dualité factice avec l'État ils ont une forme de pouvoir qui convient aux intérêts de quelques chefs ou de quelques bandes.


Q: l'État français et ses responsables sont au courant ?
R: la cinquième puissance au monde à des moyens, de l'expérience et quelques guerres coloniales à son passif, elle connaît par cœur les méthodes à employer pour dévoyer une lutte.


Q: Que faire ?
R: une révolution démocratique, basée sur la conscience, pour une société débarrassée de toutes les formes d'exploitations.


Q: ce n'est pas un peu utopique ?
R: aujourd'hui c'est vital, ce qui relève de l'irresponsabilité c'est de confier nos affaires à des clans, des clandestins ou un État qui nous poussent à la perte.

IL FAUT FABRIQUER DE L'UTOPIE VITALE SINON NOUS ALLONS TOUS DISPARAITRE, Y COMPRIS NOS "MAITRES" DE L'HEURE ET LEURS AMIS OCCIDENTAUX !