LE PRINCE NAPOLEON NOUS EMMERDE !!!

 

L'offensive médiatique du sus nommé commence très sérieusement à nous porter sur les ramifications nerveuses. La soupe hebdomadaire que nous sert avec constance le rédacteur en chef de Corse-Hebdo est déjà par trop indigeste. Si en plus des doctes analyses de Monsieur Jean-René LAPLAYNE il nous faut subir les leçons d'économie du descendant de Buonaparte, merci bien il y a vraiment de quoi partir sur Radio Corsa Frequenza Molla, pardon Mora, ou les âneries du Multicartes Gannac ont au moins le mérité de nous faire rire. Tiens à ce propos en voilà un, (Gannac le journaliste) pour qui, sa direction à des largesses inépuisables. À l'heure des privatisations il serait grand temps que ce Monsieur s'éloigne définitivement du service public. Jugez en plutôt. Correspondant du Figaro, de L'A.F.P., propriétaire d'une agence de presse et j'en oublie (les recherches se poursuivent) l'insatiable sévit également sur les ondes de la station locale de France Inter. Bonjour le cumul des mandats! Quand on sait que des jeunes journalistes tirent la langue à coup de CDD, il y a de quoi hurler à l'injustice. Bon vous l'aurez sans doute subodoré, je goûte fort modérément de la production de Gannac. L'homme souffre déjà d'un handicap lourd qui devrait m'inciter à un peu plus de commisération; il est de droite. Certes, mais cela ne l'autorise pas à asséner quasi quotidiennement des conneries monstrueuses à côté desquelles les gesticulations grotesques du pauvre Lagaff(e?) de TF1, finissent par être plus porteuses de sens. Brisons là momentanément. (ne te réjouis pas trop vite Gannac, nous y reviendrons).

Ou en étions nous? Oui, Monsieur Laplayne donne désormais dans les porteurs de particules, descendants si possible de potentats très peu éclairés. Un cas ce brave Laplayne. L'homme fut pendant des décennies un obligé de Gaston Deferre et de son épouse, Madame Edmonde Charles-Roux. C'est à ce titre, faute d'avoir le courage de se présenter devant les électeurs, que Jean-René (autorisons nous quelques familiarités en cette fin d'année) dirigea d'une main moite le défunt quotidien connu sous le titre pagnolesque suivant: Le Provençal. Régulièrement visité, le rédacteur en chef (du soporifique sus évoqué) servait la soupe à qui le secouait un peu. Pour les malheureux ne pouvant se résigner à user de pratiques musclées, et qui se faisant se bornaient à protester devant les nombreuses censures dont leurs communiqués pâtissaient, à l'encontre de ces malheureux disais-je, Laplayne fit preuve d'une abyssale indifférence. Conclusion parfaitement amorale: tirez l'oreille à un journaliste et la pagination suivra! Bref le plumitif souffreteux fait désormais dans le sponsoring du Prince Charles Napoléon. D'aucuns dans les tréfonds des alcôves Ajacciennes y verraient bien le futur maire de la cité déjà ruinée, par presque un demi-siècle de gabegies bonapartistes. Alors là braves gens sonnons d'urgence le Tocsin. Nous avons eu à subir l'incompétence crasse d'une municipalité aux mains du CCB (Comité Central Bonapartiste..), la place du Diamant est défigurée par la statue équestre de style pompier ou trône le dictateur accompagné de ses crétins de frères, le hall de la Mairie héberge un monument de mauvais goût (Bonaparte proconsul en toge s'il vous plaît), la place des Palmiers accueille une fontaine, ou là encore le traîne sabre pose complaisamment, et les jardins du Casone enfin sont pollués par une horreur monumentale ou viennent s'avachir essoufflées des hordes de touristes aussi admiratifs que niais.

Si en plus de toutes ces calamités il nous fallait supporter le Prince Napoléon comme premier magistrat, nous croulerions irrémédiablement sous le ridicule, la honte définitive et le désespoir le plus total. Aussi vais-je inciter les peuplades Ajacciennes à une salvatrice et salubre rébellion, dont la première manifestation salutaire résiderait dans l'envoi massif de libellés porteurs de la phrase suivante:

LES AJACCIENS EMMERDENT LE PRINCE NAPOLEON.

Prière d'adresser votre courrier à l'adresse ici indiquée:

Monsieur Jean-René LAPLAYNE

directeur de LA CORSE hebdo

2 Rue Sergent CASALONGA

20178 AJACCIO.

Dans un deuxième temps nous pourrions, le futur "nouveau statut " autorisant l'exercice d'une souveraineté partielle, inciter Mrs Laplayne et Gannac à diriger leurs pas vers la Principauté de Monaco. Idem pour le descendant des Bonaparte qui pourrait à l'occasion proposer ses services à la famille Grimaldi. Quand on a le bonheur de posséder un musée océanographique et des aquariums géants, pourquoi se priver du plaisir de mettre en exposition le descendant plus ou moins direct du Roi de St Hélène? Et si Stéphanie nous fait défaut, je proposerai alors le rattachement de la Corse à la couronne d'Angleterre. En effet les Britanniques sont toujours en possession d'un charmant rocher ou déjà les veilleités du petit Caporal s'échouèrent, cela peut toujours servir de nouveau. En contre-partie et j'en fais la promesse solennelle, nous importerions massivement cette viande de boeuf trafiquée qui fait la gloire de la vaillante Albion. C'est que dans le futur improbable d'une Corse autonome, il nous faudra convenablement nourrir une espèce très délicate: les journalistes.

 

S.VANDEPOORTE .

Aiacciu u 20/12/1999