
LES IGNOBLES...
( Comment on arrête des gens pour le plaisir...)
Pendant un an bon nombre de personnes furent interpellées en Corse, parfois dans des conditions plus que douteuses, et ce dans le cadre de l'affaire Erignac. Ce fut dantesque, mais compréhensible de la part de policiers un peu speedés, car quand on pédale dans le yaourt, on tape très large, peu importe où d'ailleurs...« Huggie les bons tuyauts » alias Bonnet a provisoirement mis un terme au temps des dragonnades, mais que de dégâts dans les chaumières !
Comme d'autres, je fait parti de ces personnes qui ont gagné un séjour de «santé » à Paris via le Ministère de l'intérieur. Que de souvenirs impérissables! La D.N.A.T constitue, au niveau des attractions qu'elle propose un sérieux concurrent pour Euro-disney.
D'abord, un voyage en avion militaire déglingué avec un atterrissage beaucoup plus tard au Bourget. L'option vol de nuit que l'on m'a proposée garanti une vue imprenable sur une France illuminée où les contribuables peuvent dormir tranquille, les deniers publics sont savamment utilisés.
Ensuite une visite étalée sur quatre jours des locaux de la D.N.A.T et de leur galerie des trophées de guerre (cela vaut le détour). En bouquet final, un chef d'oeuvre contemporain de la comedia dell'Arte, l'ex-controleur général Roger MARION. Son répertoire est époustouflant de réalisme et ses répliques impressionnantes pour le citoyen non-averti : « C'est toi... C'est toi qui a tapé le communiqué du groupe Sampieru ! », « Tu va finir à Fresnes avec des Zairois ! », etc...
Certains jeunes premiers de la D.N.A.T essaient péniblement de se hisser au niveau du maître, mais l'entreprise est hardue. Notons toutefois de leur part quelques petites perles : « De toutes façon en Corse vous êtes des sauvages vous donnez les gens à manger aux cochons... ».
La D.N.A.T tant au niveau des moyens que de la philosophie d'action est l'un des fleurons de la police de l'Etat bourgeois. Car de l'aveu même d'un jeune premier, c'est bien d'une police de classe dont il s'agit : « Vous savez bien jeune homme que l'on ne peut pas toucher aux bandits en col blancs... ». Quel programme...
Et puis vient l'honneur suprême, l'entrée dans l'univers des mondanités judiciaires et la confrontation à sa section la plus turbulente : La 14 ème section. Le Chef d'orchestre, Mr le juge Jean Louis BRUGIERE a au moins une qualité : la franchise. Quand on lui dit par exemple: « Je vais vous donner les moyens techniques de m'innocenter » celui-ci répond : « C'est intéressant. ». Dans un langage plus universel et largement plus répandu ce concept pourrait être traduit à peu près de la façon suivante: « Je t'emmerde, je fais ce que je veux et de toute façon j'ai envie que tu aille dedans... »
« Dedans », ce terme générique désigne la Prison, cette fantastique expérience de sociologie appliquée qui laisse en vous un sentiment d'amour profond pour la Justice de ce pays. Justice modulable en fonction de vos revenus, de votre position sociale. En effet, la liberté et la présomption d'innocence dans la justice de classe sont des biens de consommation de luxe... Avis à tous les chômeurs, Rmistes et smicards qui avez la conscience tranquille, ne tombez jamais dans les tentacules de la 14 ème section, cette aventure peut vous coûter très cher, surtout si vous n'avez rien à voir avec les crimes et délits en cours d'instruction !
Mais au fait ? Que me reproche-t-on à moi, humble militant du Muvimentu di a Manca Naziunale ?
D'avoir effacer mes fichiers personnels qui ne regardent que moi, sur mon ancien poste de travail, un ordinateur du C.P.S de Corti? Quelle entreprise terroriste ! Et en plus un responsable syndical issu du monde agricole présentée comme un cerveau de la « piste agricole ?» (Sérieusement mise à mal depuis l'arrestation du commando Erignac) venait faire taper des textes dans la pièce d'à coté. Eureka s'est dit le génial Marion, on les tient !
Seul petit problème dans cette hypothèse fumeuse : Dans le monde réel de la réalité vrai, si un juge, un policier, un gendarme ou tout autre fonctionnaire tient précisément à savoir quel fut le contenu d'un disque dur rien de plus simple; il faut faire une expertise approfondie du disque dur dans un laboratoire spécialisé ( Vogon International par exemple ) habilité à pratiquer des expertises judiciaires. C'est possible et imparable, il faut juste avoir envie de le faire !
A cela la Juge Laurence Levert m'a répondu, dans un style plus courtoit : « On m'a dit que le procédé n'était pas fiable... ». La messe est dite. Quand la horde anti-terroriste possèdent un moyen de pression, peu importe l'innocence ou la culpabilité du client, seul compte la capacité à maintenir cette pression, juste au cas ou.
Mais tout cet artifice d'accusation repose sur des constructions très faible, d'ailleurs un dossier judiciaire basé sur des supputations ne tiendra pas le choc devant n'importe quel chambre d'accusation. Mais cela n'empêchent pas de me maintenir un an après, toujours sous contrôle judiciaire. Ignobles procédés...
D'autant plus que divers services de sécurité de la cinquième puissance mondiale ont pu tout à fait établir mon profil et vérifier avec certitude que je n'avais rien à voir de près ou de loin avec l'affaire Erignac, ce sont là des missions de basse police. Et puis même, mon parcours politique, mon intransigeance affirmée publiquement depuis le 15 juin 1993 sur la question de la dissolution des bandes armées peuvent éclairer n'importe quel néophyte. Ne souffrant pas de schizophrénie latente, je me vois mal soutenir logistiquement, même du bout des lèvres une action visant à abattre un homme. Je suis contre la peine de mort par principe et je ne pense pas qu'il y ait un état de guerre, une situation insurrectionnelle en Corse. Sinon, il y aurait moins de monde dans les P.M.U....
Cette grotesque série B justicio-policière ne serait pas complète sans la cerise sur le gâteau : les fables de l'illustre Alain LAVILLE. Cet ignoble individu se targue d'être un journaliste professionnel. Naïf que j'étais je pensais qu'un journaliste menant une investigation prenait la peine de vérifier ses sources et surtout d'interroger d'éventuelles personnes mises en causes! Mais non...
L'ignoble Alain LAVILLE a tout à fait le droit de s'exprimer, d'écrire ce qu'il veut. Il peut même à l'envie rédiger un traité d'esthétique sur Roger MARION, pourquoi pas ? Mais dans le cadre d'une affaire aussi grave que l'assassinat d'un préfet, l'immonde Alain LAVILLE n'avait pas le droit de fouler ainsi des règles élémentaires du journalisme. On ne peut pas mettre en cause quelqu'un sur la base de Procès verbaux tronqués et interprétés de façon très imaginative par un policier carriériste ! C'est absolument inadmissible de la part d'un journaliste . En plus de la violation du secret de l'instruction (pratique désormais banalisée) c'est de calomnie pur et simple dont il s'agit. Est-ce que l'abject Alain LAVILLE a mesuré pleinement les conséquences de ses écrits sur le quotidien des personnes citées, injustement mises en cause dans son oeuvre ? l'horrible Alain LAVILLE a beaucoup de chance, mes 5380,00 F net de revenu mensuel ne me permettent pas d'engager des poursuites contre lui, mais patience...
La démocratie formelle cumule les imperfections mais avec beaucoup de patience et de volonté la justice peut malgré tout parfois triompher des ignobles en tout genre. J'aurais voulu m'exprimer dans un droit de réponse sur des médias de service publique, mais tout le monde ne peut pas s'appeler CAPPIA, ROSSI et autre gros « BONNET »... Monsieur tout le monde ne rime pas avec Audimat. Et puis sur A Stantara le ton est tellement plus libre...