Un préfet devant la justice ou l'impossible jugement de la déraison d'État.
Lundi 19 novembre 2001, le quartier dit du "Tribunal" in Aiacciu, est bouclé par les forces de police. Le dispositif mis en place est conçu pour décourager par avance d'éventuelles actions dirigées contre Bernard Bonnet, l'ancien subordonné de Jean-Pierre Chevènement. Beaucoup des protagonistes de l'affaire qui sera jugée lors des trois semaines à venir, sont désormais tous un peu d'anciens responsables. Un préfet aujourd'hui hors cadre, un colonel de gendarmerie sur la touche et un ministre de l'intérieur parti pour cause de divergences avec son Premier Ministre, décidément la plage de Cala d'Orzu porte malheur, sauf au propriétaire de la paillote qui ne cesse pourtant de se lamenter sur la baisse de son chiffre d'affaire. En bon commerçant, il insiste avec une rare constance, sur les aléas de son négoce(1), ce n'est pas en l'occurrence, ni son premier ni son plus gros mensonge(2), mais de nouveau une belle opération publicitaire. Toute l'histoire des événements de l'incendie de ce restaurant est elle, par contre truffée d'énormes zones d'ombre et de silences pesants. Les juges tenteront, peut être, de dénouer les fils d'une affaire facticement embrouillée, mais jugera t-on pour autant les vrais responsables? Sûrement pas. Cette question demeurera t'elle sans réponses? Pour beaucoup sans nul doute, a l'exclusion notable, toutefois, de la classe politique Française, des nombreux médias et d'une forte proportion de l'opinion publique hexagonale, qui ont d'ors et déjà prononcé la sentence.
De la présomption de culpabilité à la notion de responsabilité collective.
En effet depuis l'assassinat du préfet Érignac c'est sur l'ensemble des Corse que pèse le fardeau de l'accusation au nom d'une présupposée, responsabilité collective. Sans que cela n'apparaisse pour une évidente contradiction, le peuple Corse échappe à la vindicte. On pourrait s'en féliciter, mais il ne s'agit pas d'une soudaine mansuétude. Pour en bénéficier encore faudrait-il qu'il participât d'un peu d'existence aux yeux de procureurs qui n'entendent certainement pas reconnaître, en tant que peuple, ce qu'ils tiennent péniblement pour une communauté, à peine un peu particulière. En cela l'ex préfet, présumé pyromane, ne se distingue en rien de ses procureurs. Ce détestable penchant est à l'origine même de la politique développée, dès sa prise de fonctions. La suspicion permanente et généralisée dont fit preuve ce haut fonctionnaire créa les conditions de son isolement et fomenta des haines tenaces chez celles et ceux qui quelques mois auparavant manifestaient pas milliers pour réclamer le rétablissement de l'État de droit, ou son établissement. Une absence de déclarations d'impôts vous valait le même traitement que des libertés prises avec l'utilisation de l'argent public. En ces temps de normalisation le délit comptait moins que l'origine du présumé délinquant. Monsieur Bonnet, républicain tricolore, renouait avec de vieilles assertions qui ne voulaient voir chez les Corses qu'une bande de brigands aux murs sanguinaires. Mais si en la matière l'homme est indiscutablement coupable, coupable de xénophobie, coupable de provocations outrancières, il ne saurait être tenu comme seul acteur et propagandiste de ce racisme toujours prégnant. La différence entre le préfet et les journalistes, entre le haut fonctionnaire et une opinion Française chauffée à blanc, la différence entre ceux qui sont en charge des affaires publiques et ceux qui commentent au coin du comptoir, tient à ce que les uns agissent et en ont les moyens et les autres exigent en déléguant les pouvoirs. Effectivement dans ce domaine Bonnet est allé très loin, comme Chevènement et comme la quasi totalité de la classe politique de l'hexagone. La condamnation pour faits et propos racistes ne sera jamais prononcée. La répression de ce délit pourtant prévu par les lois de la République Française ne fait toujours pas l'objet d'un procès. Charlie Hebdo, le Canard enchaîné et d'autres encore peuvent donc, en toute impunité, tremper leurs plumes dans la fosse à purin. Bonnet est dans leur camp, d'une façon implicite et l'on répugne à charger le complice car la cause est sacrée, il faut mettre à mal les mafieux, les malfaisants, les détourneurs d'argent public, les assassins, en un mot, le Corse.
Bonnet, un rassembleur malgré lui.
"L'affaire" Bonnet jugée hors de Corse, aurait pu faire bénéficier, cet innocent obstiné d'un crédit positif. Un a priori très favorable lui aurait sans doute permis de tirer son épingle du jeu, loin du théâtre de ses exploits supposés. Hélas, au moins pour ses avocats le procès n'a pas été dépaysé et il peut craindre, de payer au prix fort les vagabondages nocturnes des pandores. L'accumulation des maladresses de ces derniers est t'elle, la précision de leurs aveux si criante, qu'il est acquis par avance, si l'on tient compte de l'acte d'accusation, que les responsabilités de l'ex préfet sont établies. Ce qui ne surprendra pas grand monde, compte tenu de surcroît, de longue liste de ses détracteurs. Peut être pourra t-on, à l'issue du procès, ergoter sur la lourdeurs ou la légèreté des peines. Il y aura sans doute des appels, sources d'autres péripéties judiciaires, des mécontents, mais de très rares heureux, tout au moins celles et ceux que la quête de vérité taraude et qui cherchent à comprendre ce qui s'est réellement passé.
Les vrais motivations de Bernard Bonnet, des gendarmes et de Gérard Pardini l'ancien secrétaire général de la préfecture de région, proche des services de la DGSE, ne seront jamais exposées lors de ce procès. Les accusés s'en garderont bien et les juges ne retiendront que les délits commis. La lourde chape de plomb restera en place, laissant ouvertes toutes les supputations, des plus fantaisistes aux plus probables. Derrière les tentures et les lambris du palais de justice, les gardiens de l'État veillent au grain. Ils ont déjà balisé le parcours. L'opinion devra donc se contenter de l'histoire d'un homme à qui il fut confié des charges dignes d'un proconsul. Dotée d'une psychologie très particulière le personnage se serait donc enfermé dans son palais en compagnie de sa garde rapprochée, quelques gendarmes, un beau frère secrétaire général et des lignes téléphoniques sécurisées. La description trop parfaite d'un presque malade mental en proie à des délires égocentriques. Bonnet aurait donc "craqué" selon l'expression triviale et tous les évènements se seraient donc enchaînés au nom d'une logique implacable qui veut, qu'un responsable concentrant tous les pouvoirs, se mette soudain à abuser de sa puissance et de ses prérogatives. Ainsi présentée, l'histoire peut tenir, si l'on se contente bien entendu des versions officielles, de l'avis de certains journalistes et du strict cadre des enquêtes diligentées. Mais dès que l'on se prend à quitter les sentes fléchées par des mains expertes, les contours du décor ne sont pas aussi nets, les acteurs moins brouillons et les partitions infiniment mieux lisibles. Encore faut-il pour cela refuser les tentations démagogiques et surtout de ne pas être en obligation de connivences pour raison de causes aussi sacrées que diverses. Car la cause de Bonnet est déjà entendue, depuis le jour précis ou il se prit à user de l'article 40, en ajustant dans sa ligne de mire tous les responsables politiques insulaires, de José Rossi de Démocratie libérale aux nationalistes, avec une attention toute particulière pour Corsica Nazione et l'ancienne Cuncolta. Le molosse de Chevènement mordait et ne lâchait pas prise. La méthode manquait d'ordre et une frénésie brouillonne, entachait les initiatives. Le sabre de la République s'accommodait mal du respect des procédures et faisait fi de toutes les notoriétés. L'heure était au ménage et au rétablissement de l'État de droit.. En ces temps, physiquement les têtes ne tombaient plus, mais les carrières de nombreux politiciens vacillaient sur leurs bases et les responsables des services de l'État tremblaient dans leurs bureaux. Bonnet était sur tous les fronts et en mauvais stratège il créait ainsi des alliances d'abord de circonstance, qui, au fil du temps, se révélèrent pour bien plus que cela. Souvenons nous, pour exemple, de la tentative avortée de destructions de paillotes illégalement édifiées sur le domaine public maritime. Le génie militaire réquisitionné par la préfecture s'apprêtait à détruire les restaurants sous les yeux de leurs propriétaires plus que courroucés. Le branle bas d'une partie de la classe politique insulaire, épaulée par François Léotard (3), en défense des commerçants eut pour conséquence de faire échouer l'action publique.
Quelques uns des médias locaux présents, de façon très opportune, ne se privèrent pas de filmer et d'enregistrer cette émouvante manifestation de solidarité qui vit le futur maire d'Aiacciu, Simon Renucci (4) de Corse Social Démocrate, apporter son concours à Paul Quastana l'élu de Corsica Nazione et à l'infatigable José Rossi, le chef de file de Démocratie Libérale en Corse. On peut imaginer sans peine la colère de Bonnet confronté à cette coalition apparemment hétéroclite, décoction basée sur une forme de poujadisme, d'une aversion clairement affichée à son encontre, et d'un peu d'opportunisme, très démagogique. Il n'en a peut être pas fallu d'avantage, pour que Bonnet rassembleur malgré lui, se cherche d'autres moyens.
Coups tordus entre amis.
L'État bafoué et ridiculisé, l'État publiquement impuissant. Le camouflet aura certainement plongé le préfet dans un accès de rage, mais il ne devait sûrement pas être le seul en ces dispositions d'esprit.
Depuis l'assassinat d'Érignac certains, au plus profond de l'appareil d'État devaient ronger leur frein en espérant enfin une riposte sans faiblesse. Car l'analyse faite des évènements par des responsables des divers services, partait du postulat selon lequel, le mouvement national dans sa globalité, constituait une menace permanente, en dépit de ses divergences affichées. L'éradication durable des nationalistes corses du champ politique est en effet une idée trotte depuis des lustres dans les méandres de l'appareil d'État Français. Sous des formes diverses, des desseins approchants ont déjà connu une forme de mise en pratique.
Du refus de la reconnaissance d'un peuple en tant qu'acteur majeur de sa propre histoire, en passant par la négation d'une langue, tout a été mis en uvre. Il n'y suffisait pas, alors s'est on décidé à user des moyens les plus abjects. Ce furent tour à tour les actions du groupe Francia, des plasticages de nationalistes aux tentatives d'assassinats. Des milliers d'arrestations, des centaines d'années de prisons largement infligées par les tribunaux d'exception. Rien n'y faisait. Alors, dans les allées du pouvoir se prit-on à changer de méthode sans rien sacrifier sur le fond. La corruption la plus manifeste fut utilisée afin de découper dans le mouvement national des franges prêtes au compromis historique. Encore un semi-échec mais le poison poursuivait néanmoins son uvre. Un ministre de la droite la plus musclée (5) chassant un ministre de la gauche la plus molle et c'est toute la Corse qui s'embrasait. Comme s'il n'y suffisait pas les directions successives du mouvement national passaient de la mise en branle d'une conscience patriotique à un vague sentiment national. "L'économisme" chassait le politique, le libéralisme entravait les esprits en piétinant les utopies originelles(6). Une vieille puissance comme la France ne se prive jamais d'utiliser les faiblesses de ses ennemis. Des hommes sont rompus à cet exercice et dans les sphères de l'appareil d'État, aucun tabou ne vient entraver les méthodes envisagées pour peu que la préservation des intérêts fondamentaux l'exige. Certes depuis l'apparition d'une sorte d'alternance politique, les services ne sont plus aussi monolithiques. Les gaullistes vieux détenteurs de toutes les prérogatives ont du céder peu à peu des espaces aux socialistes. La droite, elle même, se fractionnant au gré des divergences de ses barons. Charles Pasqua et le préfet Marchiani ne sauraient à eux seuls prétendre à une hégémonie totale. Chacun se découpant donc des zones de pouvoir et d'influence, financières, humaines et géographiques. Dans ce contexte ou ne règne pas la démocratie, la Corse représente toujours une terre idéale pour tous les coups tordus, pour toutes les entreprises de déstabilisation. Bonnet n'a certainement pas mesuré l'ampleur des réseaux et si la croisade qu'il a pu envisager répondait à son esprit à un but bien précis, le rétablissement de l'État de droit, il n'est pas exclu que d'autres acteurs se soient subrepticement joints à la pièce. En quelque sorte, une délicate partie d'échecs entre "amis".
L'incendie du restaurant "Chez Francis", une opération ratée?
Dans les ruines fumantes de l'établissement les gendarmes en charge de l'enquête n'eurent qu'à se baisser pour récolter des indices. La plage aux alentours regorgeait en effet de pièces à conviction, une cagoule, un talkie-walkie, des pas martiaux gravés dans le sable fin et un tract désignant le patron des lieux comme un indic de police. Le petit Poucet battu à plates coutures! En quelques heures sera même identifié et localisé, le malheureux militaire victime d'un accident de combustion. Dès lors les vannes du barrage cédèrent sans que, selon toutes les apparences quelqu'un ne cherche à endiguer le scandale montant. Avec un luxe d'informations d'une remarquable précision, la presse pu délivrer publiquement, quasiment heures par heures, les temps de l'enquête et les pistes explorées. Bonnet et ses présumés comparses ne pouvaient plus esquiver la charge. En Corse l'étonnement laissa immédiatement place à la colère et pour l'opinion publique le doute ne subsistait plus. Après des mois marqués par les perquisitions intempestives de la DNAT, suivies de centaines d'interpellations, il n'était nullement nécessaire de conditionner les esprits. Les mouvements nationalistes traumatisés par l'hécatombe des années précédentes voyaient dans l'affaire une tentative destinée à rallumer les guerres intestines. Un scénario possible au cur de tensions non éteintes. L'intelligence politique ordonnait que l'on organisât des manifestations publiques, non sans un opportunisme de bon aloi pour certains. Une façon inespérée de se "refaire un peu la cerise", selon l'expression consacrée. Le mouvement national n'eut qu'à canaliser l'ire populaire et les dividendes furent rapidement engrangés. Ce miracle qui faisait de Bonnet, à son corps défendant, un précieux agent électoral, profita pleinement à l'aile dite radicale(7). Si l'on valide la thèse du préfet ourdissant un plan machiavélique, afin de plonger de nouveau la Corse dans un maelström sanglant, alors doit-on pencher pour les conclusions, selon lesquelles, l'opération se retournait en son contraire. Encore faut-il admettre pour cela que les gendarmes mis en accusation étaient en proie au doute et que leur subconscient malmené fut à l'origine d'une succession d'actes manqués. En poursuivant cette logique implacable, on peut aisément comprendre les aveux de ces derniers comme une soupape enfin ouverte, comme un acte de contrition après des mois de service passés, sous la houlette impérieuse du premier des représentants de l'État sur l'île. Soit. La célérité dont firent preuves les magistrats et les enquêteurs n'eut d'égale que l'inhabituelle rapidité des réactions gouvernementales, à l'exception notable d'un Chevènement, toujours aussi droit dans ses bottes. Malgré une timide poussée de fièvre l'opposition parlementaire ne donna pas vraiment dans l'excès, les "casseroles"(8), fermement accrochées aux basques de Jean-Louis Debré et de Charles Pasqua, offraient quelque latitude à une gauche plurielle néanmoins embarrassée. De préfet doté de moyens considérables, de chef d'orchestre adulé par ses mentors, Bonnet passait brutalement au statut de fusible. La cohésion de l'État l'exigeait et la thèse de l'opération ratée fut validée à tous les niveaux.
Quand les religions font faillite, le croyant s'émancipe.
On ne pourra sans doute jamais sonder au plus intime les esprits de ceux qui de près ou de loin n'ignoraient rien ou pas grand chose des desseins du Préfet. Fort heureusement, la technologie ne permet pas encore de violer les cervelles. Cela laisse nombre de questions en suspens. La conspiration présumée ne pouvait-elle pas être déjouée? Les conjurés ne commirent-ils jamais de bévues avant la plage fatale? Vraiment, aucuns de leurs agissements antérieurs ne parvinrent aux oreilles des services omniprésents en Corse?
Les dangers de voir capoter des opérations de ce type existent pourtant. L'étanchéité parfaite nécessite des mois de préparation et des compétences avérées. Est ce en cela, est ce en ces manques et ces précipitations que l'attentat provocateur a échoué? L'histoire trop parfaite d'une dérive quasiment sans limite, ressemble par trop à ces religions apparemment sans faille qui ne résistent pourtant jamais aux progrès de la science et aux investigations des chercheurs.
L'opacité de règle dans les strates de l'appareil d'État, reste comme un voile destiné à fourvoyer les curieux ou les ennemis. La démocratie n'est donc pas de mise en ces domaines, mais n'avons nous pas payé ici en Corse un lourd tribu aux manuvriers de l'ombre pour ne point douter?
Bonnet sera donc condamné car les fusibles sont là pour éviter la panne générale. Des gendarmes seront stoppés dans leurs carrières et alors? L'État a sa raison, une logique et une féroce conscience des intérêts qu'il défend. Ce n'est pas la France des Moulinex ou des Batta qui ruine jusqu'au plus petit des espoirs et qui pipe les dés. Ce n'est pas la France des chômeurs et des sans papiers qui menace la Corse. Le ministère public ne saurait représenter cette France là, trop raisonnable, parce que trop engluée dans ses croyances naïves. Cette multitude qui idéalise L'État, comme un illusoire rempart, ou viendraient se briser les déferlantes du capitalisme et ses injustices. Cet hexagone là, qui découvre lentement, que l'État n'est pas social, lui qui cède tous les jours devant le MEDEF et l'Europe des marchands. Cette France apprendra que l'État n'est pas moral, et que le bonheur des peuples, lui est indifférent. Ce n'est pas cette France qui se livre à une parodie de justice.
Non, ce n'est donc pas au seul Bonnet de répondre de ses actes, mais aussi à ses supérieurs, tous ceux qui sur la déraison d'État fondent le pouvoir des puissants.
S.Vandepoorte-Marcangeli.
Aiacciu Nuvembre 2001.
1- La fréquentation de l'établissement n'est pas en baisse, ne serait-ce que par les cohortes de curieux venus humer l'atmosphère des lieux et déguster les crustacés et autres langoustes, sans compter les journalistes dont les notes de frais témoignent de la cherté des agapes.
2- Plusieurs fois mis en demeure de démonter son restaurant par les services de l'État, Monsieur Feraud a longtemps fait la sourde oreille. N'a t-il pas déclaré qu'il ne bénéficiait pas de protection politique et que son établissement n'était qu'une modeste paillote? Comment expliquer alors la mansuétude du maire de la commune concernée? De nombreux témoignages font état d'un restaurant très fréquenté et au confort avéré.
3- D'origine Corse par sa mère, ce qui l'autorise selon ses prétentions à s'occuper de la Corse avec une attention toute particulière. Sur ce dernier point nous lui donnons volontiers acte. Ministre de l'information en 1986, il sera à l'origine d'un démembrement de l'équipe de journalistes constituée par Sampieru Sanguinetti. Rédaction accusée de "complaisance envers le monde nationaliste, pour ne pas dire le FLNC".
4- Très proche de Lionel Jospin cet ancien rocardien passe pour être le contact le plus direct avec le Premier Ministre, au grand dam des socialistes officiels des deux fédérations que compte la Corse.
5- Il s'agit de Charles Pasqua à qui l'on doit cette déclaration: <la démocratie s'arrête là ou commence la raison d'État
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6- Nous ne retiendrons ici que l'extrait d'un texte émanant de l'ex MPA ou était assumée une nouvelle ligne: < notre nationalisme n'a rien à voir avec les nationalismes de philosophie tiers mondiste>
7- La liste Corsica Nazione emmenée par Jean-Guy Talamoni se distingua par un soutien sans faille à la clandestinité et c'est elle qui à l'issue du premier tour resta seule en lice, les autres listes ne franchissant pas la barre des 5%.
8- Il serait édifiant que soient rendus publics les rapports des divers services en ce qui concerne la conférence de Tralonca, le rôle de Jean-Louis Debré alors ministre de l'intérieur y prendrait dès lors une dimension difficilement contestable.