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INTRODUCTION De fait, notre nature politique s'organise au sein du mouvement des salariés des secteurs publics et privés. En prise directe avec les problèmes rencontrés par le monde du travail ces derniers sont, pour la majorité d'entre eux, membres plus ou moins actifs d'organisations syndicales. Un bref coup de projecteur interne permet de répertorier dans nos rangs plusieurs ancrages : - 50% des militants membres d'un syndicat de salariés sont au S.T.C. - 40% sont membres de la C.G.T. et enfin 1% membres de la F.S.U. On peut distinguer à l'intérieur de ces groupes (nom donné pour une question de compréhensibilité) que: - 100% des adhérents du S.T.C. travaillent dans la fonction publique. - 60% des adhérents de la C.G.T. évoluent dans le secteur privé et les 40% restants dans le secteur public. Ces chiffres doivent nous permettre d'appréhender les questions posées sur leur lieu de travail par les militants et les militants de notre Mouvement. Nous nous garderons de planquer cette photographie interne au champ du syndicalisme en Corse. Syndicalisme dont on peut toutefois dire qu'il connaît pour l'heure une certaine désaffection car le taux moyen de syndicalisation, s'il est légèrement supérieur à celui du continent français n'en subit pas moins une lente érosion. Au cours de nos réunions de comité ou en Assemblée Générale, lors des deux dernières compagnes électorales ou au cours de diverses interventions nous avons eu comme préoccupation électorale de nous réclamer du monde du travail. Ceci constituant à l'évidence le cadre général dans lequel nous nous situons. Souhaiter une société débarrassée de toutes les formes d'exploitation et avancer l'idée d'un plan d'urgence économique et social pou le Corse, nous fournissent des idées naturelles et elles sont dans les faits largement partagées dans nos rangs. Au stade d'implantation et de développement qui est le nôtre, l'exigence politique veut que nous soyons en mesure de répondre et donc d'intervenir plus précisément au regard des sujets qui concernent les salariés. Les 35H, la flexibilité, les droits des travailleurs, pour ne citer que ces exemples deviennent des préoccupations essentielles pour celles et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre. Il faut donc ouvrir une large place à ces thèmes au cours de nos réunions internes, mais avant toute chose soyons en mesure de dire ce que nous pensons de la relation entre l'activité syndicale et l'activité politique. Ces thèmes sont loin d'être des questions secondaires et on verra à travers le débat qu'ils sont au coeur de la problématique économique sociale et politique et que bien des horizons peuvent se dégager pour peu que nous emparions du débat. Dans la première partie de ce texte, au tout début précisément, figure une sorte de statistique quand à l'ancrage syndical des militants d'A Manca Naziunale. Cette information, outre qu'elle permettra à l'ensemble de mieux connaître sa propre formation, prouve que sont sensibles aux choses de la politique des personnes qui ont déjà une habitude et des pratiques militants au sein de leurs diverses entreprises. Cela nous laisse à penser que des dizaines (voir plus) d'hommes et de femmes peuvent être sensibilisés par notre discours. D'où l'extrême importance du débat que nous allons initier. Il est aisé de constater que cohabitent plus ou moins bien quatre organisations syndicales en Corse. Ce sont: la C.G.T., le S.T.C., la C.F.D.T. et Force Ouvrière. Nous nous économiserons du temps en ne comptabilisant pas la C.F.T.C. dont la composition interne et le profil public en font un appendice pro patronal non dissimulé. On considérera également qu'au sein des salariés de l'Éducation National évoluent également les syndicats précédemment cités mais aussi des structures propres au milieu des enseignants: F.S.U., S.N.E.S., S.G.E.N., C.F.D.T., S.N.A.L.C., etc.... Ce qui saute à l'esprit est simple et limpide. Sous couvert de démocratie règne en fait une division qui correspond presque trait pour trait aux courants politiques qui existent en Corse. Aux différenciations "historiques" entre le P.C.F. et le P.S. sont venus s'ajouter d'autres phénomènes plus contemporains dont le S.T.C. qui illustre bien nos propos. Hostiles à la revendication Nationale les centrales syndicales traditionnelles ont ouvert la voie à un syndicalisme qui, au moins dans énoncé, se voulait et continu de se réclamer de la lutte du peuple corse. Cet état de choses affaiblit considérablement les capacités d'interventions des travailleurs mais c'est une réalité avec laquelle il nous faut compter car il est indéniable que des gens continuent d'adhérer ou de voter pour une ou pour les autres structures existantes. La C.G.T. garde globalement une image, mélange d'une radicalite et d'une intransigeance face au patronat. Le S.T.C. est, pour ses adhérents, le lieu où se fait la synthèse entre revendications sociales et revendications nationales. La C.F.D.T. conserve des revendications identitaires et elle prend peu à peu la place de F.O. en tant qu'organisation se voulant pragmatique et donc d'après ces animateurs évoluant avec son temps. F.O. s'affirment toujours pour sa part comme totalement indépendante des partis politiques. A ce moment de l'analyse nous constaterons plusieurs choses: 1 - Les deux principales organisations sont la C.G.T. et le S.T.C. 2 - Chaque structure tente de se différencier en veillant jalousement à conserver ses bastions. 3 - Toutes ont au moins en commun d'avoir laissé se développer en leur sein des bureaucraties dont les intérêts sont parfois contradictoires avec ceux du monde du travail. Pour tenter de donner à nos débats le maximum de clarté il nous faut rapidement revenir sur l'histoire du syndicalisme en Corse.
- La C.G.T. a été constitué par une écrasante majorité de militants issus du P.C.F. Au départ elle organisait majoritairement des travailleurs du privé (ex. bâtiment et travaux publics) dont beaucoup étaient issus de l'immigration. Par la suite, après la deuxième guerre mondiale, elle a vu son implantation se modifier considérablement à tel point qu'elle organise surtout des salariés de la fonction publique. Alors qu'en France on peut trouver dans ses rangs, ou plus exactement dans les directions nationales ou fédérales une relative hétérogénéité politique (militant du P.S. à la direction ou extrême gauche dans les fédé), elle est à contrario en Corse dans ses instances dirigeantes encore massivement dirigée par des militants du P.C.F. Ignorant tout de la question nationale, cette organisation syndicale est, de nos jours, en proie à un malaise certain vis à vis du P.C.F. dont la participation au gouvernement de la Gauche Plurielle et surtout à l'adaptation à la politique sociale-libérale de Jospin posent de profondes questions. Dans ses rangs on commence à trouver de plus en plus de syndiqués touchés par le discours de la gauche de la gauche et dans une certaine mesure sensibles aux propos de A Manca Naziunale. Une observation attentive de son activité et des débats internes devra se faire car il est certain que le trouble et les malaises iront en grandissant. - La C.F.D.T., scission à l'origine du syndicat catholique C.F.T.C., est surtout connue en Corse pour avoir longtemps accueillie en son sein nombre de nationalistes. Quelques membres de l'U.P.C. y sont, à titre d'exemple, toujours présents. Ses positions assez correctes sur les questions dites identitaires, (langue, peuple corse) son rôle prépondérant autour de la mobilisation contre les boues rouges peuvent expliquer partiellement la présence de nationalistes en son sein. Une relative démocratie interne a freiné des courants comme le P.S.U. d'y exercer une influence notable. Ce qui n'est plus le cas de nos jours car le P.S.U. n'est plus et beaucoup de nationalistes sont partis au S.T.C. Cette centrale syndicale est actuellement très majoritairement sur les positions de Notat. Le credo de ces derniers en Corse étant "pour un syndicalisme de propositions" ce qui ne va pas sans poser de graves questions tant l'adaptation au néo-libéralisme semble désormais acquise. - F.O., scission de la C.G.T.-F.O., a surtout accueilli dans ses structures des gens de droite notamment les courants gaullistes. Elle fut, par exemple en Corse du Sud, dirigée par un ex-membre du S.A.C. Ce ne sont pas la poignée de militants du P.C.I. (organisation Ex. G.) à qui l'on doit l'infléchissement de son cours droitier. Fortement concurrencée par la C.F.D.T. à sa droite et par la C.G.T. à sa gauche, elle connaît, aujourd'hui un déclin très sensible. Elle organise toutefois encore certains salariés du secteur public (santé, impôts, arsenaux).
- Le S.T.C. dernier né des syndicats est, dès son origine, une structure nationaliste dont la construction fut décidée au sein de la direction du F.L.N.C. au tout début des années 80. Après une période d'expansion remarquable (1984 - 1994), ou elle se distingua par une activité très soutenue, cette organisation syndicale à, elle aussi, été relativement marquée par les scissions du Mouvement National. Dès 1993 se sont des éléments issus du M.P.A. qui vont animer, imprimant à l'intérieur un cours de plus en plus droitier. Cours rendu d'autant plus facile du fait même des flous entretenus dès son dernier avènement. Son profil actuel: pragmatisme et réformisme indéniable va à l'encontre des déclarations de son dernier congrès (syndicat révolutionnaire). En amont on peut affirmer que la défaite des courants de gauche en son sein a grandement autorisé l'instauration de la direction actuelle, véritable micro-bureaucratie étroitement liée au patronat Corse. En résumé de cette partie du débat on pourra dire qu'il existe sans doute au sein des centrales syndicales des militants de classe et nationaux assez combatifs. Les directions reflètent toutefois la majorité de leurs adhérents de base. Pèsent sur les syndicats les questions de l'heure : - adaptation ou pas au système - quel type de développement pour la Corse S'il est un lieu de résistance pour les salariés, le syndicalisme en Corse est aussi victime de la politique des "gauches" qui se sont succédé au gouvernement ces vingt dernières années. Le profil du patronat en Corse mélange de paternalisme et de méthodes musclées rend très difficile une vie syndicale au sein des entreprises du privé. Dans le secteur public, la mainmise du clan freine également une vraie activité. Les reculs de ces dernières années ont aussi amplifiés une distanciation par rapport au syndicat. Pour des milliers de salariés du privé, les droits se résument à leurs plus simples expressions notamment pour les travailleurs issus de l'immigration. C'est à dessein que le texte se contente de brosser un rapide tableau. Nous verrons ensemble ce qui peut se dégager après analyse. Pour assurer une qualité aux débats gardons à l'esprit que la division du monde du travail est un des obstacles majeurs qui retardent l'émergence d'une solution politique positive pour notre pays. Notre préoccupation centrale devrait-être d'initier sur des bases claires une réunification du monde du travail. Les syndicalistes auront dans cette perspective des tâches et une place de la plus haute importance. 1 ) L'unité des travailleurs un enjeu majeur Placer le thème de l'unité des travailleurs en toute première partie de la discussion permettra de répondre à des questionnements qui traversent notre mouvement. Dans les approches on a pu entendre deçà delà, qu'au regard des profils des diverses centrales syndicales, s'imposait la nécessité de construire un nouveau syndicat. L'idée ne nous parait pas judicieuse et ce pour plusieurs raisons: A Si l'on admet que la division des salariés amoindrit leur capacité d'intervention, il faut aller jusqu'au bout du raisonnement. Un énième syndicat aussi sympathique puisse t'il être dans sa présentation, ne ferait que jeter un peu plus de confusion dans un décor déjà passablement compliqué pour le travailleur moyen. B Construire une nouvelle structure syndicale impliquerait qu'à la suite de batailles largement conduites par les salariés, ceux-ci fassent le constat suivant: "Les syndicats existants tournent le dos à nos intérêts, pire, ils les combattent." A moins que les choses nous aient complètement échappées, ce n'est pas vraiment le cas aujourd'hui. C Quand bien même nous nous trouverions en situation de constater des phénomènes suffisamment préoccupants, sommes nous en capacité d'impulser l'édification d'une nouvelle organisation? Bien sur que non. D Dans un paragraphe précèdent nous affirmons que la division des travailleurs au niveau du champ syndical est amplement due à des causes directement produites par les divisions politiques du mouvement ouvrier. Même si nous trouvons notre démarche et notre programme pertinents, rien ne nous autorise à croire qu'on peut plaquer, sans risques graves, un schéma politique sur un schéma syndical. Objectivement nous serions alors en contradiction totale avec nos propos initiaux et nous contribuerions de fait à l'affaiblissement des capacités du monde du travail. E Un constat aisé permet d'affirmer que, bien que se défiant trop souvent des syndicats existants, les travailleurs s'en remettent toutefois à ce mince espoir lorsqu'ils rencontrent des difficultés.
Pour toutes ces raisons nous écarterons l'idée d'une nouvelle organisation. Rechercher l'unité sur le fond et dans les luttes est une bonne chose mais pour quoi faire et à quoi souhaiter aboutir au juste? Encore faut-il se mettre d'accord sur une série de points qui découlent directement de l'analyse que nous ferons sur les mécanismes économiques opérants dans la période actuelle. Articuler une action syndicale c'est avant tout porter un jugement du système dans lequel nous évoluons et des possibilités et des nécessités qu'implique une analyse méthodique. Le capitalisme, trop souvent rebaptisé néolibéralisme, est le système dans lequel nous nous trouvons. Depuis l'échec dramatique du "socialisme réel" assaisonné à la sauce du pays authentiquement socialiste, les digues ont sauté. Malgré les manques et les aberrations flagrants, des générations de travailleurs se sont battues, en mythifiant quelque peu ce qui se passait de l'autre coté du mur dans ce qu'on avait coutume d'appeler l'Europe de l'Est. Même déliquescentes les bureaucraties exerçant le pouvoir au coeur des Républiques Démocratiques se revendiquaient toujours d'une lutte anti-capitaliste et s'opposaient peut être contre leur gré aux puissances capitalistes. L'histoire du mouvement ouvrier démontre aisément que les bureaucraties n'avaient nullement l'intention de modifier l'ordre mondial. Elles ont d'ailleurs, à plusieurs reprises, prouvé leur capacité de nuisance en empêchant ou en réprimant les courants qui prônaient l'extension révolutionnaire hors des strictes frontières de l'URSS. Du fait de leur nature profonde, ces bureaucraties ont amplement contribué à affaiblir les pays où s'étaient développés des changements profonds. Le capitalisme triomphant de nos jours leur doit beaucoup. En Corse, comme ailleurs, et pour des centaines de millions de travailleurs de par le monde, cette défaite a eu pour conséquence de boucher l'horizon. Il serait totalement contre-productif de nier que, malgré les difficultés et les attaques frontaux qu'il a subi, le monde du travail est encore résigné. Les organisations syndicales du mouvement ouvrier sont amplement touchées par ce phénomène et leurs directions ont, pour certaines d'entre elles, totalement abandonnée l'idée d'une transformation radicale des sociétés. Cela n'a pas beaucoup demandé d'effort aux courants droits du syndicalisme. Plus douloureuse et lourde de conséquences est la situation pour les courants qui peu ou prou s'arque boutaient ou faisaient référence à une lutte de transformation des sociétés sur la base d'un changement de système économique. A l'heure où sont écrites ses lignes on est tenté de se demander pourquoi après autant de revendications les directions syndicales continuent d'entretenir une division toute de surface. Les bureaucraties toujours omniprésentes sont évidemment en concurrence dans une configuration où leur existence dépend grandement de leur capacité à s'emparer des manettes que veulent bien leur concéder l'État et les gouvernements. Exemple les bagarres acharnées pour arracher la présidence de l'U.N.E.D.I.C. et la gestion des offices sociaux. Mais au coeur des syndicats et parmi les travailleurs non syndiqués subsistent encore des courants combatifs et les attaques du patronat et de ses diverses représentations politiques ne sont pas sans provoquer des réactions. Au sein de notre pays, où la question nationale est encore très vivace, vient se rajouter une division entre ceux qui se revendiquent de la lutte du peuple Corse et ceux qui ne veulent pas aborder ce sujet ou combattent délibérément la lutte du peuple corse. Ceci étant précisé il faut admettre qu'en dehors de la C.G.T. toutes les organisations syndicales sont dominées par les courants droitiers qui prônent une ligue dite pragmatique, ce qui revient à espérer du patronat une meilleure répartition des richesses et des créations d'emplois où la précarité est le lot trop commun. La C.G.T. n'a pas encore opérée une mutation définitive. Son intransigeance face au patronat ne l'a toujours pas conduite dans le temps à opter pour un vrai changement de société mais cette perspective est toujours transcrite dans ses statuts. Question: Pour combien de temps encore. Il est à craindre toutefois que les rapports de force interne ne la conduise à glisser un peu plus sur la droite du champ syndical. Cela dépendra dans une certaine mesure des équipes syndicales proches du P.C.F. Or, ce même P.C.F. est englué dans ses contradictions qui peuvent se résumer ainsi: Comment demeurer un parti de gouvernement dominé par les sociaux-liberaux tout en essayant de se revendiquer d'une défense des intérêts des travailleurs? Déjà les fêlures se font sentir mais, faute de clarifications basées sur des analyses sans concessions du passé récent et plus lointain, il est à redouter des découragements et des défections mais aussi des crispations uniquement profitables à des courants qui ont largement fait la preuve de leur sectarisme et de leur incapacité à imaginer une voie en dehors d'un socialisme autoritaire ou d'une social-démocratie gagnée aux lois du marché. En France se sont crées des syndicats issus des purges opérées par la direction de la C.F.D.T. - S.U.D. notamment. En sacrifiant des fédérations entières, Notat et ses amis ont expulsé des équipes syndicales combatives et bien enracinées. Cet ancrage a permit la naissance de syndicats vraiment de classes, qui gagnent par ailleurs du terrain. En Corse il n y à pas eu de telles purges car l'opposition de gauche interne à la C.F.D.T. n'existaient pas. On le voit donc, l'activité syndicale dépend du système dans lequel évoluent nos sociétés. La base de toute intervention nécessite de préciser si oui ou non on admet la domination sans partage du capitalisme. Si oui ou non on admet que seul le capitalisme est à même de répondre à la satisfaction des besoins du plus grand nombre. Pour les signataires de ce texte il est clair que ce système recèle des potentialités de destruction effroyables et qu'il ne sert les intérêts fondamentaux que d'une poignée, d'une minorité de possédants. 2 ) Formes et moyens de lutte Le premier lieu où le salarié se trouve confronté aux chocs de classe est l'entreprise. Il est donc vital que les travailleurs disposent de moyens et d'outils pour assurer, dans un premier temps, la défense de leurs intérêts immédiats. La section syndicale doit être souveraine et ne peut subordonner son action à une quelconque direction à moins, et ce ne peut être que la seule restriction, qu'elle oeuvre à collaborer directement ou indirectement avec le patronat ou les directeurs d'administrations. Lors de conflits, mais y compris lors de débats, il doit être recherché la participation de tous les salariés, qu'ils soient syndiqués ou pas ou membres d'autres structures. Le vote lors de grevé et les modalités d'actions devront être définies par des comités de salariés si possible représentatifs de tous les personnels et sous leur strict contrôle. Voilà en quelques lignes ce qui devraient être la philosophie et la conduite de véritables syndicalistes de classes. De surcroît, et parce que la question nationale est omniprésente, il faut affirmer haut et fort que les travailleurs ne subordonneront jamais leurs démarches à des directions nationalistes inter-classistes. Pas plus qu'ils ne seront la courroie d'une transmission de partis ou de mouvements politiques qui se revendiquent du seul monde du travail. Recherche de l'unité et indépendance de classes sont donc les maîtres mots car le système vraiment démocratique pour lequel nous oeuvrons ne se construira qu'à la condition où seront repartis horizontalement les lieux de décisions et de pouvoirs. 3 ) Défense des acquis et droits nouveaux Les attaques contre les acquis sont constantes et bien des pans de la protection sociale ont déjà disparu. Ces acquis ne sont pas des "acquis français" mais ils doivent être considérés comme la propriété universelle des travailleurs et donc défendus en tant que tels. A travers la lutte du peuple corse et de manière centrale doivent être promus de nouveaux droits pour les travailleurs. Sans cet aspect la lutte pour les droits du peuple corse n'auraient aucune chance d'aboutir positivement. A partir de revendications immédiates il faudra donc rechercher de faire progresser le niveau des revendications sur tous les sujets qui concerne les intérêts fondamentaux des travailleurs corses ou non-corses. Cette philosophie implique que nous réfléchissions dans la dernière partie à ce que pourrait être une plate-forme revendicative qui lierait les revendications immédiates à des projets sur les moyen et long termes.
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