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Vers la reconnaissance et la souveraineté du peuple corse
NOTRE PRIORITÉ : LA RECONNAISSANCE DU PEUPLE CORSE La reconnaissance en droit international du peuple corse est notre priorité absolue. Elle fonde toute notre démarche, depuis toujours. En tant qu'hommes et femmes de gauche nous la vivons comme un pas décisif en direction d'une société débarrassée de toutes les formes d'exploitation. Comme celui pour la survie de notre langue, le combat pour sa reconnaissance appartient à notre peuple dans sa totalité. Il est avec notre langue le ciment de son unité nationale. NOTRE OBJECTIF: LA SOUVERAINETÉ NATIONALE La souveraineté nationale sera la conséquence logique de la reconnaissance de notre peuple. C'est pour la que l'État français y oppose ses arguments impérialistes, dont le fallacieux discours; sur une prétendue dépendance obligée de notre pays. La souveraineté est aussi la condition absolument nécessaire de l'essor de notre peuple vers la maîtrise de son destin, vers la paix et le progrès économique, social et culturel. Notre pays a des richesses. Pour l'heure, elles ne nous permettent pas de vivre dignement, car elles sont inexploitées ou confisquées par une minorité. Le maintien de notre pays et de notre peuple dans la dépendance, a été voulu et délibérément entretenu. Nous voyons bien aujourd'hui où cette dépendance nous a conduits, malgré la "bienveillante» protection d'un des États les plus puissants du monde, qui n'a su nous précipiter au bord de la ruine et qui voudrait nous en rendre responsables. Paupérisation, gangstérisation, humiliation nous ne voulons plus de tout cela ! Nous voulons développer nous même, souverainement, pour nos enfants, une Corse digne, fraternelle, prospère, pacifique, ouverte sur le monde. Il n'appartient qu'à nous même de le faire, et pour cela de nous libérer, en premier lieu de la tutelle qui nous en empêche. LE PREMIER PAS VERS LA SOUVERAINETÉ C'EST LE DROIT DE LEGIFERER La Corse ne pourra pas s'engager sur la voie du développement tant qu'elle n'aura pas le droit d'edicter et faire appliquer les lois et les règlements qui correspondent à ses besoins, à sa culture, à sa nature, sa géographie, son économie. Il n'y a pas de politique efficace sans bonne loi, fruit d'une volonté collective, pour encadrer sa mise en oeuvre. Priver la Corse du droit de formuler et faire appliquer ses propres lois, c'est lui interdire d'avoir une politique et donc de se développer. Ce qui définit entre autre chose, l'exercice de la souveraineté, c'est précisément le droit de formuler des lois. Nous pensons que cela n'est pas suffisant, mais nécessaire. C'est une urgence I LE PREMIER DROIT D'UN PEUPLE C'EST DE SE RECONNAITRE LUI MÊME Tous les arguments sont développés pour justifier une impossible reconnaissance de notre peuple et de sa souveraineté, en premier lieu ceux de l'État de droit. Prenant notre peuple pour un «sous-ensemble» l'État colonial, s'évertue à asséner qu'il ne peut pas être reconnu, parce que les lois et la constitution françaises ne le permettent pas. Le premier des droits de tout peuple à disposer de lui-même, c'est le droit de se reconnaître. Comme tout peuple du monde le peuple Corse n'a besoin de personne d'autre que de lui-même pour être reconnu. Et c'est d'ailleurs ce qu'il fait depuis longtemps, et que la France n'a toujours pas compris.. Mais pour que cette reconnaissance naturelle de notre peuple entre dans le droit international il faut, légitimement, qu'elle soit scellée par un acte formel dont la validité s'impose à toute la Communauté internationale par son authenticité. Nous proposons donc que notre peuple organise lui-même le référendum qui conduira à sa reconnaissance aux yeux du monde entier, en invitant les observateurs internationaux qualifiés à venir en contrôler la légalité démocratique. La question sera simple: «reconnaissez vous l'existence du peuple corse?». La réponse ne fait aucun doute. Nous invitons toutes les forces démocratiques à s'associer à la réalisation de cette initiative dans la plus large unité nationale. Au-delà de ce référendum, qui marquera une étape décisive dans notre histoire, notre peuple reconnu devra s'organiser pour négocier les modalités de son accession à la souveraineté avec l'État français. Ce dernier aura en effet besoin pour cela d'un «interlocuteur légitime», d'une entité politique nouvelle que nous proposons à notre peuple de constituer dans la démocratie la plus large. Nous avons avancé pour cela l'idée d'Assemblée Nationale Provisoire, comme une contribution supplémentaire au débat sur notre avenir à travers ces élections.
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