Programme 'Elections Territoriales'
 

L'agriculture, l'élevage, la pêche et la forêt

 Le bilan d'ensemble est très négatif. Dans l'intérieur, les productions traditionnelles ont les plus grandes difficultés à se maintenir. En plaine, là où les conditions sont plus favorables, nous héritons d'un endettement colossal, sans résultat et sans solution en vue.

Pourtant l'agriculture - au sens large - est une composante essentielle de notre vie économique, sociale et culturelle. Elle doit faire face a des handicaps de tous ordres. A ce titre la géographie de notre pays est souvent présentée comme un "obstacle» majeur C'est une des causes, mais on pourrait surmonter œtte difficulté en usant des technologies modernes et surtout en manifestant une volonté réelle de développement Car ce qui fait cruellement défaut au monde agricole demeure l'absence d'une politique agricole. En lieu et place nous n'avons pour l'instant qu'une machine bureaucratique et claniste, qui lèse toutes celles et ceux qui tentent de vivre du fruit de leur travail. Il y a pourtant une alternative à cette dilapidation des fonds publics. Des potentialités existent, comme en témoignent les filières couronnées par des A.O.C., vins, miels, fromages,...

Seule la souveraineté nationale nous permettra de choisir et de ne plus subir, l'avenir de notre agriculture.

NOTRE OBJECTIF:

PERMETTRE À L'AGRICULTURE DE REMPLIR TOUTES SES FONCTIONS

Notre agriculture peut et doit s'épanouir, pour remplir des fonctions essentielles:

- fonction de subsistance, pour assurer notre alimentation de base, même en période de crise, ce qui implique de ne negliger. aucun secteur,

- fonction économique, pour valoriser au maximum nos ressources, ce qui implique un soutien sans relâche à nos productions, et tout particulièrement à l'exportation,

- fonction sociale, pour maintenir la vie dans nos villages et créer des emplois, ce qui implique une véritable politique nationale de développement micro-régional,

- fonction écologique (voir l'environnement et le développement durable).

Sur ces bases, nous développerons une stratégie de reconquête de notre agriculture, de notre élevage, de notre pêche et de notre sylviculture.

DES URGENCES

Sur ces bases, et dans la situation de faillite et de blocage actuel qui nous est imposée, nous disons qu'il faut:

- élaborer une véritable politique globale de développement de nos ressources naturelles, de la terre et de la mer,

- assainir la profession agricole, stopper les pratiques nuisibles et la spirale de l'endettement, assurer la transparence de l'utilisation des aides et des fonds publics, privés et collectifs,

- garantir le maintien du revenu des exploitants, notamment des petits exploitants, et la juste compensation des producteurs de l'intérieur et de la montagne,

- supprimer les institutions claniques, notamment les offices,

- élaborer un cadre de solutions aux problèmes fonciers dans notre contexte national pour garantir une utilisation rationnelle de l'espace et des formes d'exploitation viables,

- encourager et soutenir le développement des coopératives,

- favoriser l'émergence d'une petite industrie agro-alimentaire, diversifiée et viable, par l'aide à la formation, aux équipements et à l'exportation,

- promouvoir systématiquement toutes nos productions à forte valeur, à partir de nos races et variétés locales, de nos savoir-faire et de nos traditions.