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La jeunesse, l'Education la Formation Tant qu'il y a des enfants, il y a de l'espoir. Et tant qu'il y a de l'espérance, il y a de l'avenir. La démographie chancelante de notre pays est préoccupante. Il est plus que temps de prendre des mesures afin de faciliter un accroissement du solde naturel de population. Cela doit se traduire par la création de structures d'accueil pour les enfants en bas âge (crèches, garderies) et par l'inscription des enfants dans les écoles maternelles dés 2ans.Parallèlement la collectivité territoriale doit créer un systéme d'aide sociale à la naissance. Notre jeunesse quitte nos villages de l'intérieur et même notre pays. Nous voulons lui dire qu'il y a toujours des raisons d'espérer et que notre pays a connu dans sa longue histoire des situations aussi désespérées et qu'il y a toujours eu des hommes et des femmes qui se sont levés pour leur pays et pour leur peuple. En tant qu'hommes et femmes de gauche, nous voulons dire à notre jeunesse qu'il y a toujours des raisons d'espérer, de croire dans un avenir meilleur. A condition de se battre contre ceux qui veulent maintenir la Corse dans l'obscurantisme, dans la soumission au clientélisme, contre ceux qui ne proposent rien d'autres que des fausses ruptures, contre ceux qui ne connaissent que l'argent et le sang. Nous voulons leur donner le courage de se battre, pour bâtir avec confiance leur propre avenir et celui de leur pays.. Ils seront d'autant plus capables de retrouver courage et confiance que la société, la famille et le système éducatif leur auront montré la voie, donné les savoirs et les outils nécessaires. L'EDUCATION ET LA FORMATION AU CENTRE DE NOS PRÉOCCUPATIONS Voilà pourquoi nous mettons l'éducation et la formation au centre de nos préoccupations. Dans le Capitalisme d'aujourd'hui et à fortiori en situation coloniale l'école a de moins en moins d'intérêt si elle n'est pas source de profit. C'est ainsi qu'on prive l'école publique des moyens d'être un lieu d'enrichissement, de formation et d'épanouissement. - Une école publique laïque et obligatoire Voici ce qui nous parait être un socle fondamental pour préparer les générations futures. Une fois ce principe émis, il nous semble essentiel de repenser le système scolaire actuel qui correspond de moins en moins aux conditions socioculturelle de notre époque. Non seulement il faut donner à l'école les moyens dont elle a besoin, mais aussi poser la question des rythmes scolaires. Notre situation climatique et géographique nous prédispose à utiliser autrement le temps scolaire, la motivation pour l'apprentissage en sera renforcée. - Le système scolaire ne doit pas servir d'alibi pour exclure les classes laborieuses mais doit offrir à tous, et en particulier aux plus défavorisés, une chance sérieuse de progresser dans la vie. A ce titre l'Université doit être un moyen permanent de formation et d'éducation pour toutes les couches sociales et pour tous les âges. Comment peut-on admettre que des jeunes en échec scolaire à 16 ans, soient à tout jamais privés du savoir et du raisonnement que peut leur apporter l'université, alors même que sont eux, avec tous ceux qui travaillent, qui la financent. Nous pensons aussi qu'il faut accorder une grande priorité aux formations dites techniques du 2° cycle, y compris à l'apprentissage. Elle doivent être pleinement valorisées, parallèlement à la valorisation nécessaire des métiers manuels, de l'artisanat, de l'agriculture, de l'industrie, du tourisme. Nous pensons aussi qu'il faut accorder une grande priorité aux formations dites techniques du 2° cycle, y compris à l'apprentissage. Elle doivent être pleinement valorisées, parallèlement à la valorisation nécessaire des métiers manuels, de l'artisanat, de l'agriculture, de l'industrie, du tourisme qui sont indispensables au développement de ce tissu économique de proximité que nous voulons pour notre société. Nous sommes résolument pour une Université populaire qui accueille en permanence les travailleurs qui veulent suivre un cursus universitaire après une période de travail actif. Cette mesure élèverait le niveau culturel de toute la société corse et permettrait des relations sociales plus riches entre les hommes et les femmes de ce pays. Les conséquences économiques et culturelles seraient infiniment positives. De manière plus générale l'université doit faire l'objet d'un grand débat démocratique sur ses fonctions et la manière dont elle doit les assumer. Si elle doit bien évidemment instruire et former, l'université doit surtout élaborer un savoir de manière critique, le transmettre et le remettre perpétuellement en question. - les formations techniques et l'apprentissage ne doivent pas être artificiellement déconnectée de la culture générale. Elles doivent être valorisées par des salaires attractifs car elles sont essentielles au développement de notre pays. - La croissance en Corse est intimement liée au niveau de formation de ses habitants. Plus la formation est de qualité, plus les compétences sont grandes meilleur est le salaire. Aujourd'hui les jeunes ne sont pas motivés pour être formés parce qu'ils n'ont pas de perspectives où simplement parce que les formations proposées sont sans issue. Nous devons axer nos efforts sur des formations de qualité qui se renouvellent et s'adaptent aux nouvelles technologies. Nous nous devrons d'offrir aux jeunes les moyens de s'exprimer à partir de formations gratifiantes et performantes. Notre pays à tout à y gagner. Refuser d'investir dans la formation c'est appauvrir notre pays, c'est rendre dépendant ses habitants par les passe droits et le clientélisme et permet de justifier leurs salaires. Le système colonial et ses alliés clanistes prospèrent sur cette triste réalité. Nous affirmons que le droit à l'éducation et à la formation font partie des droits fondamentaux, c'est pourquoi il sera au centre de notre projet de société.
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