GESTION MUNICIPALE A CALVI :
INTERVIEW D'ANNA LAURA CRISTOFARI ( PORTE PAROLE D'A MANCA ) DANS LE QUOTIDIEN CORSE MATIN.

Vous basez votre réflexion sur un rapport de la chambre régionale des comptes publié en septembre 2009...
Ce rapport, accessible sur le site de la chambre régionale des comptes, porte sur la période 2004-2007. Il examine les budgets et la gestion communale. Les observations définitives ont été adressées à la municipalité le 23 septembre 2009, qui n'a pas souhaité y apporter de réponse.
Dans ce document officiel de 15 pages, vous avez relevé un certain nombre d'irrégularités.
Nous ne sommes ni des comptables, ni des spécialistes en finances communales. Nous avons donc travaillé avec un expert-comptable qui nous a permis de « lire » le rapport sur la forme. Et donc d'analyser le fonds. Et effectivement de relever un certain nombre d'irrégularités notables.
La première d'entre elles porte sur des créances non recouvrées.
Au 31 décembre 2007, le total des créances non recouvrées s'élevait à plus de 773 000 e. Or celles admises en non-valeur (dont on reconnaît donc qu'elles ne seront jamais recouvrées) ne représentent que 42 000 e. D'après le rapport de la chambre régionale des comptes, ce chiffre est inférieur au montant des impayés que la commune ne récupérera jamais. C'est une façon d'équilibrer le budget qui n'est pas réaliste. En clair, on gonfle les actifs avec des recettes illusoires.
Le deuxième point concerne les services d'eau et d'assainissement.
Sur ce point, la commune ne constate pas ses charges réelles en ne pratiquant pas d'amortissement (ce qui signifie qu'elle ne prend pas en compte le vieillissement du réseau). Là encore, c'est une manière de gonfler artificiellement des valeurs que l'on ne possède pas vraiment.
Vous pointez également du doigt l'augmentation des dépenses liées au personnel.
La chambre note en effet une hausse conséquente des dépenses de personnel entre 2004 et 2007, de l'ordre de 24 %, avec le recrutement de 14 agents sur cette période. Elle remarque aussi que le taux d'absentéisme des employés, qui s'élève à 10 %, est supérieur à celui de la fonction publique territoriale. Il y a eu également au cours de cette période des irrégularités concernant les astreintes. à titre d'exemple, un agent de la filière administrative a perçu, à compter de juin 2006, une prime d'astreinte pour tous les week-ends de l'année, période de congés comprise !
Autre problème selon vous, la faible capacité d'autofinancement...
La chambre régionale la définit même comme « inexistante ». Ce qui implique un recours important aux subventions et dotations pour les dépenses d'équipement. En 2007, par exemple, 57 % de ces dépenses ont été couvertes par des recettes externes. C'est inquiétant quand on sait que cette même année, l'encours de la dette communale s'élevait à 10,4 Me.
a MANCA
POLITIQUE D'AGRESSION SOCIALE ET REPRESSION DU GOUVERNENT UMP
18/05/2010

U guvernu UMP ùn hà cacciatu nisun insignamentu da à so scunfitta dipoi l’ultime alizzione regionale.
Tira avanti è viaghja à so strada suitendu in furia a listessa pulìtica nant’à tutti i sughjetti chì ci primureghjanu. Cusì s’allarga sempre di più a frattura suciale.
À sta pulìtica d’assaltu suciale s’aghjusta dinò in Corsica una diriva rassicurale tremenda postu ch’ella ci colpa di più in più a viulenza di a riprissione (arrestu di militanti naziunalisti, azzione ghjudiziàrie sviluppate in lu cuntestu di u prucessu Colonna è fatte contra Corsi ch’ùn si scordanu nè di i so usi nè di u so campà).
Ind’iste cundizione, manda A Manca u so sustegnu fraternu à tutte e vìttime di a màcchina infernale ghjudiziaria è pulìtica.

Le gouvernement U.M.P n’a tiré aucun enseignement de sa déroute électorale subie lors des dernières élections régionales. Il se réfugie au contraire dans une fuite en avant sur toutes les questions qui nous touchent et contribue à aggraver considérablement la fracture sociale.
En Corse se rajoute à cette politique d’agression sociale une dérive du tout sécuritaire qui se traduit par une répression accrue ( Interpellation de militants nationalistes, poursuite de corses inscri(te)s dans leur culture dans le cadre de la procédure Colonna ).
Dans ce contexte A Manca apporte son soutien à toutes celles et tous ceux victimes de la machine politico-judiciaire.
a MANCA
REUNION PUBLIQUE SUR
LA GESTION DE L’ARGENT PUBLIC A CALVI
Les militant(e)s d’A Manca, ses sympathisant ainsi que des calvais(e) engagés dans l’opposition à l'actuelle municipalité ont organisé une réunion publique d’information sur la gestion de l’argent public par la municipalité de Calvi.


Téléchargez le document réalisé par A Manca
SOUTIEN AUX TRAVAILLEURS DE GEANT CASINO EN LUTTE
10/04/2010
A Manca apporte son soutien total aux personnels grévistes de la grande distribution du groupe Casino.
A l’initiative du STC, ces personnels ont engagé la lutte dans le but d’obtenir une revalorisation salariale de 4 % dans un contexte économique et social qui les frappe avec violence.
La légitimité et la justesse de cette revendication sautent aux yeux alors que la direction du groupe ne cesse de justifier par le coût du transport (inférieur à 2 % comme nous le savons bien) en une assertion aussi fausse que scandaleuse, le différentiel de prix observé entre Paris intra muros, le sud de la France et la Corse.
Accumulant ainsi des bénéfices considérables et contribuant à renforcer la cherté de la vie dans notre pays, la direction reste dans le même temps sourde aux revendications des travailleurs.
Nous souhaitons que la mobilisation de tous rendent possible la prise en compte et la satisfaction de ces justes revendications.
a MANCA
RIPOSTA A I MILITANTI DI CORSICA LIBERA
23/03/2010
A Manca tene pà principià à ringrazià Corsica Libera di u so invitu. Chjamà l’inseme di quelli chì formanu parte di u muvimentu naziunale à participà à un dibattitu nant’à e pusizione da sprime à l’Assemblea ci pare una dimarchja di sennu è abbastanza demucràtica.
Vi dumandemu di scusà ci d’ùn esse prisenti pà sta riunione par vìa di e nostre ubligazione prufiziunale ; vurrìamu quantunque fà cunnosce u nostru parè.
Sarà forze bella corta sta mandatura di a CTC. Sopra tuttu l’alizzione francese anu da influì nant’à ella è puru da trasfurmà u sèguitu di u travagliu eseguitu da l’Assemblea.
S’omu piglia in cunsiderazione u raportu di forza messu in ballu cù u trasfirimentu di e cumpetenze senza i mezi finanziarii da còmpie e nove missione di a CTC, u primu scopu ferma di risolve u deficitu di u bugettu. Ùn si pudarà riesce st’opara cà amministrendu di modu strintu i capìtuli di stu bugettu.
Da un puntu pulìticu, ùn rispetta micca a lege Nicolas Sarkozy quand’ellu dichjara chì u PADDUC sarà fissatu à l’Assemblea naziunale francese. Invece tocca à a CTC di priparà lu.
Par ciò chì hè di i principii pulitichi fundamentali, ci pare chì l’eletti naziunalisti viramente di manca si ponu adunì nant’à certe temàtiche. Si pò pinsà par esempiu à e quistione suciale chì toccanu à l’alloghju, à a furmazione prufiziunale, à i trasporti (cù a criazione d’una cumpagnìa rigiunale marìttima di sirviziu publicu), à a difesa di a lege litturale, à a prumuzione di a lingua corsa, à a prutezzione di a tarra è à l’aiutu fattu à un sviluppu agrìculu paru. Ci primuremu assai assai dinò a difesa di i sirvizii publichi è di a lotta contra e privatisazione messe in opara da Veolia. Cumpiaremu a lista di ste temàtiche mintuvendu a vicinanza è a sorte di i prigiuneri pulitichi.
Eppuru ùn ci pare micca accittèvule nè mancu di bon sensu di participà direttamente à u guvernu di a CTC, oramai sottumessu à a manca clanista di Paul Giacobbi. Ma s’ella si sprime di manera tremenda sta vulintà di participazione è s’ella tene in contu tutti i punti sviluppati prima, ci vole à sustene l’iniziativa.
Semu favurèvuli à a vicinanza di e forze naziunaliste appughjate nant’à un prugettu cullettivu chjaru. Sicondu u nostru parè, quelli chì bramarìanu d’ingaghjà si avarìanu in più à dichjarà si chjaramente naziunalisti.
Ùn emu nisuna pretensione nè prirugativa è a vulemu ripette. Tocca ancu à quelli chì t’anu l’eletti di dì chjaramente chì hè a so pusizione.
Ben intesu s’ella accade un ‘unione cù e forze di dritta scunfitte pà st’alizzione, sarìa resa impussìbule a discussione cù noi.
Vi prighemu à tutti salute è divizia
a MANCA
TERRITORIALES 2010 : ANALYSE DU SCRUTIN DU 2eme TOUR
22/03/2010
Le premier enseignement de ce scrutin est de constater un retour aux pratiques féodales qui constituent une véritable atteinte au droit de vote. Sous l’œil complaisant de la majorité des organisateurs et acteurs de l’échéance électorale, les pratiques antidémocratiques (fausses procurations, vols charters, pression aux aides sociales, etc…) ont atteint un niveau que l’on n’avait plus observé dans notre pays depuis les années 80.
Cela illustre le déficit démocratique qui frappe la société corse dans son ensemble.
Le second point essentiel, positif celui- là, correspond à l’effondrement de la droite parlementaire, en Corse comme ailleurs, qui cède la place à une recomposition néo-libérale au-delà des courants classiques définis comme tels. C’est du positionnement des futurs élus par rapport aux politiques désastreuses du gouvernement Sarkozy dont dépendra leur identification politique claire.
Concernant le score de la liste « dite de gauche », l’absence d’une majorité absolue s’explique principalement par la mobilisation partielle de l’électorat de gauche.
Cette abstention déterminante d’une partie de cet électorat est due aux contradictions internes à la constitution de cette liste sur les grandes questions de société (transports, énergie, etc…). Il apparaît dès lors que la nouvelle majorité se constitue donc sur la base de compromis, voire de compromissions avec d’autres forces politiques.
La liste Femu a Corsica, qui a effectué une percée historique sur l’électorat de droite, n’a pas été hostile, dès le soir du second tour, à la main tendue de l’UMP, considérant qu’il s’agit d’interlocuteurs parmi d’autres.
Contrairement à certains discours creux entendus pendant la campagne des territoriales, la Droite et la Gauche ne sont en rien deux notions floues et interchangeables.
Ce sont tout au contraire deux visions du monde et des rapports sociaux absolument incompatibles. Ceux qui prétendent le contraire sont des néo- libéraux qui n’ont pas le courage politique de se définir clairement et publiquement comme tel.
Mais lorsque l’aggravation des conditions de vie du peuple corse va imposer avec force et urgence la primauté de la question sociale, des choix politiques clairs devront être faits au-delà des péripéties et des combinaisons bancales destinées à composer une majorité territoriale.
Plus que jamais l’heure est à la constitution d’une véritable alternative patriotique, démocratique et populaire, radicalement ancrée à gauche. Il ressort nettement qu’elle ne passera certainement pas par cette mandature.
a MANCA
TERRITORIALES 2010 : ANALYSE DU SCRUTIN DU 1er TOUR
15/03/2010

U primu giru di l’alizzione tarrituriale di marzu 2010 hà messu in ballu un disapprovu maiò di a pulitica generale è sopra tuttu di u bilanciu pessimu di i riprisintanti isulani UMP.
Ma ancu si a scunfitta di a dritta ci pare un prugressu, ùn deve micca fà scurdà l’altre cuntradizzione tremende di stu votu. Ancu si l’elettori corsi sò avvezzi à mubilizà si in tempu d’alizzione, sopra tuttu quand’elle ci sò e liste à l’ispessu, si rimarca sta volta u numaru impurtante di quelli ch’ùn anu vutatu (à pocu pressu 12.5 % in più dipoi u 2004). Fatta fine s’avvede omu ch’ella hè debbule a scelta pulitica pruposta è chì più va più s’assumiglia u votu corsu à e pratiche ellettorale aduprate in Francia.
Ancu s’elli a ripettenu i ghjurnalisti, ùn hè verità d’analizà i 28 % accolti da e duie liste dette naziunaliste cum’è un votu naziunalistu è basta. S’omu sta à sente i membri stessi di a lista Femu a Corsica, si capisce chì sta dimarchja s’addirizza à un pùblicu abbastanza più largu. Stu pùblicu di u centru dritta hè vinutu à l’ispessu à vutà rispundendu cusì à a dimarchja.
Mentre ch’elle festighjeghjanu e liste vincidore di u primu giru, u clanisimu ùn hè tantu indibbulittu ! u feudalisimu si sparghje s’omu fighjula i risultati lucali ottenuti da i capi clanisti. Si palesa a mancanza dimucràtica chì ci culpisce à tutti. Osinnò, avarìamu pussutu vede risultati pari nant’à l’inseme di u tarritoriu.
In tutti i casi, ancu s’elli sò sinceri è rispittati I cuntratti di guvernu nati di e niguziazione à vene, ci vole à cunsiderà la cum’ella hè dipoi a dichjarazione di Sarkozy, a rialità di u putere tarrituriale di a CTC, vale à dì ridottu à nunda da à so unica vulintà. Alcuna pulitica nova ùn sarà pussibule senza trasferisce i mezzi chì currispondenu à e cumpetenze. Tandu, ogni appiecazione di u putere indi stu spaziu istituziunale vulerìa dì accittà d’ùn scambià cà l’omi è e so clientele.

Le 1er tour des élections territoriales de mars 2010 sanctionne très clairement la politique générale et le bilan calamiteux des relais insulaires du gouvernement UMP. Pour autant, même si la déroute de la droite apparaît comme une avancée, elle ne doit pas masquer les autres contradictions majeures de ce scrutin.
Alors que traditionnellement le corps électoral en Corse était très mobilisé à l’occasion des échéances territoriales et malgré l’important panel des listes proposées, on constate une nette accentuation de l’abstention, puisqu’elle croît de plus de 12,5% par rapport à 2004. Cela révèle donc l’insuffisance qualitative de l’offre politique et une tendance à la normalisation de ce scrutin sur le modèle des comportements électoraux que l’on retrouve dans l’hexagone.
Contrairement aux assertions tenues par certains commentateurs politiques, il est inexact d’affirmer que le vote nationaliste rassemble aujourd’hui plus de 28% des Corses. En effet, de la bouche même des colistiers de ‘Femu a Corsica’, cette démarche avait l’ambition de s’adresser à un public bien plus large et a effectivement capitalisé un nombre important de suffrages pour l’essentiel issu du centre droit.
Malgré les élans d’enthousiasme, le clan dans sa forme la plus réactionnaire est loin d’être défait. Bien au contraire, les féodalités ont de beaux jours devant elles car les scores locaux obtenus par un grand nombre de caciques dans leur fief respectif reflètent la permanence du déficit démocratique qui nous frappe collectivement. Dans le cas contraire, nous aurions pu constater l’harmonisation des scores sur l’ensemble du territoire.
Dans tous les cas de figure, si tant est que soient crédibles et respectés les contrats de mandatures issus des négociations à venir, il nous faut demeurer lucides sur la réalité du pouvoir régional de la Collectivité Territoriale de Corse, réduit comme peau de chagrin par la seule volonté de Nicolas Sarkozy. Aucune politique nouvelle ne sera possible sans transferts de moyens correspondant aux transferts de compétences. Dès lors, tout exercice du pouvoir dans ce cadre institutionnel ne se limiterait qu’à un simple renouvellement des hommes et de leurs clientèles.
Il ne suffit pas de repeindre une façade pour espérer sauver du délabrement un édifice en péril.
a MANCA
CUNFERENZA DI STAMPA / CONFERENCE DE PRESSE
27/02/2010


L’alizzione tarrituriale : una bancarotta è una carnavalata
Pà noi, st’alizzione tarrituriale riprisentanu una bancarotta suciale, ecunòmica è culturale.
Esiste oghje in Corsica un cuntestu di rumpitura di e leie suciale. À livellu di l’impiegu, si sparghje a pricarità chì tocca sopra tuttu i ghjovani, a ghjente à a ritirata è tutte e parsone è più debbule.
A risposta pulitica data à a pricarità ferma una sparginata d’aiuti publichi è l’urganizazione di un’ecunumia di a pricarità cù u scopu di fà tace e priuccupazione d’ognunu.
A scelta d’una monoattività turìstica rende impussibule un sviluppu rispittuosu di l’ambiante.
S’arricchisce di più in più l’industria turìstica ; sta minurità s’impatrunisce di a sopravaluta fendu calà e paghe. Ùn ghjova u soldu publicu cà à finanzà l’infrastrutture turìstiche.
Sò messi in cumunu i deficiti mentre chì sò privatizati I prufitti
Stu bilànciu hè u risultatu di una pulitica messa in ballu da l’UMP cù u sustegnu di furmazione di a manca clanista. Cù ste pulitiche i naziunalisti eletti à l’Assemblea ùn si sò micca impittati da veru. Vutà l’aiutu à a criazione d’usterie cù parechje stelle mostra u sustegnu à u mudellu econòmicu prupostu da a dritta.
U rinculu istituziunale
Sarkozy hà annunciatu a messa sottu tutella di l’Assemblea di Corsica da u guvernu francese. Dichjarà chì u PADDUC, ducumentu maestru pà i 20 anni à vene, serìa priparatu da l’assemblea naziunale francese vene à dì ch’ellu si face un rinculu tremendu sopra tuttu s’omu pensa à i 30 anni di lotta fatti da u muvimentu naziunale.
U bugettu di a CTC indetta chì sò i scagni, priuccupati unicamente da i so intaresi parsunale chì ci guvernanu. Stu bilànciu ferma quellu di a dritta stallata à u putere ma sustinuta quand’ella va à malavìa da guasgi tutti i pulitichi eletti. A CTC hè diventata u spaziu di tutte e cumbrìccule di puliticanti ch’ùn sò mancu capace di piglià in contu l’intaresu generale.
Tuttu què ci parmette di dì chì a prossima alizzione sarà una carnavalata.
Dendu a primura à u livellu naziunale francese, Sarkozy è i soi sviluppanu cusì una nova cintralizazione resa ancu più forte da l’argumentu aurupeu.
A scelta pulitica
A pruposta fatta à l’elettori hè di mantene l’UMP à u putere o di mette in piazza un’ altra maghjurità cù listessa pulitica ma cù omi è donne sfarenti.
In lu campu di i Naziunalisti, mette in ballu squadre claniste è righjunaliste ch’ùn si primureghjanu micca di a prublematica naziunale è ch’ùn anu alcunu prugettu ùn scambiarà micca u risultatu di l’alizzione.
Ricusemu di dà a nostra cunfidenza à una maghjurità detta di prugressu cù scelte idiològiche carche d’incertezza è discorsi di management. E so pratiche pre eletturale rendenu impussibule a cunfidenza in un prugettu d’avvene accittevùle.
I prugetti pulitichi
A debbulezza di u muvimentu suciale, di e resistenze naziunale ùn parmettenu ancu di fà cresce un’ altirnativa fundata à nant’à e mubilizazione.
A sucetà chì pudarìa participà à a priparazione di ste pruposte altirnative hè sottumessa à una dòppia alienazione : quella di u cuntestu di bancarotta in Corsica è quella di a crisa internaziunale di u tuttu liberalisimu è di l’ecunumia di marcatu.
Mette in ballu un’ altirnativa ùn si pò fà senza rumpitura idiològica : sò e idee chì strutturanu una sucetà è micca i managers o i puliticanti forte in cumunicazione. Ricusendu di fà u bilànciu di i 30 anni passati, u muvimentu naziunalistu s’hè trasfurmatu in un scagnu di più chì sviluppa pulitiche liberale.
Vene à dì chì una scelta pulitica chjara in difesa di a classa pupulare si deve sustituì à scelte idiològiche interclassiste.
A scelta ùn pò esse cà pupulare, dimucràtica è suciale, trà riflessione è azzione.
Lampemu una chjama à i sindicalisti, à i resistenti di l’ambiante è sopra tutta à a ghjuventù chì si deve alluntanà di stu mudellu d’una sucetà di cunsumu sempre più prisente : tutti devenu participà a e lotte suciale, fundamenti di l’alternativa.
E prossime alizzione ùn faranu micca nasce sperenza o prugressu : ma ricusà sta carnavalata ùn vole micca dì ricusà u drittu di votu ; stu principiu ùn vale cà pà mette in piazza contra puteri chì possinu urganizà u cuntrollu di u dinaru publicu o ammaestrà e decisione pulitiche.
Ricusà a dritta ùn vole micca dì accittà d’ùn scambià cà l’omi è e donne pulitiche.
Devenu riclamà l’elettori prugrammi chjari senza perde di vista ch’ùn ci saranu cà e lotte da custruì l’avvene.

Des élections régionales dans un contexte de faillite sociale, économique et culturelle
Le contexte dans lequel s’inscrivent les élections des 14 et 21 mars est caractérisé par une faillite générale. Elle se décline dans plusieurs champs.
Sur le plan social, la rupture des liens s’accompagne d’une précarisation de masse qui touche particulièrement les jeunes, les retraités et les personnes les plus fragiles. La gestion politique de la précarité se caractérise par un saupoudrage des interventions publiques et une régulation des tensions par la mise en place d’une économie de la précarité.
Sur le plan économique, le choix d’une mono activité touristique annihile toutes les possibilités d’un développement respectueux des équilibres écologiques notamment en matière d’agriculture. La concentration des richesses produites par l’industrie touristique profite sans conteste à une minorité qui organise la captation de la plus-value en exerçant une pression sur les salaires.
Dans ce même contexte économique, nous constatons que l’argent public est quasi- uniquement destiné au financement des infrastructures qu’exige cette mono activité.
Il s’agit d’une collectivisation des déficits pendant que sont privatisés les bénéfices.
Malgré les efforts et les résistances, le champ culturel corse est devenu un alibi qui ne cache plus la disparition d’une culture populaire, vivante, ouverte et productrice de sens.
Ce bilan ne doit rien au hasard. Il est le fruit de politiques programmées par la majorité UMP auxquelles se sont associées les formations de la gauche claniste. À ces politiques, les nationalistes représentés dans les institutions n’ont pas su ou voulu réellement s’opposer. Voter l’aide à la création d’hôtels à plusieurs étoiles consacre en pratique une adhésion au modèle économique proposé par la droite.
La régression institutionnelle
La visite de Nicolas Sarkozy a confirmé la mise sous tutelle de l’Assemblée de Corse par le gouvernement. En effet, déclarer que le PADDUC, document programmatique central pour les 20 ans à venir dans notre pays, serait élaboré par l’Assemblée nationale française constitue une régression sans précédent au regard des trente années de luttes menées par le mouvement national.
De fait, La Collectivité Territoriale de Corse devient une simple chambre d’enregistrement des décisions étatiques prises à Paris.
De plus, le budget de l’Assemblée tel qu’il nous ait présenté fait apparaître le poids écrasant d’une bureaucratie qui ne sert que ses propres intérêts. Il s’agit là également d’un bilan à mettre au débit de la majorité de droite accompagnée dans ses dérives budgétaires par la quasi-totalité de la classe politique représentée au sein de l’institution.
L’Assemblée de Corse n’est donc en rien le lieu d’expression et de décision au service du peuple corse qu’elle devrait être à minima mais simplement un espace parasité par des cliques politiciennes dans l’incapacité de considérer l’intérêt général.
Cet état de fait donne à la prochaine consultation électorale l’allure d’une mascarade.
La combinaison de ces divers facteurs déplace les enjeux à l’échelle nationale française et consacre une nouvelle centralisation y compris sous le couvert européen.
L’offre politique
Ce qui est proposé aux électeurs de Corse peut se résumer en peu de mots : la reconduction des sortants, la mise en place d’une nouvelle majorité qui se distinguera uniquement par le changement des hommes, la constitution d’attelages clientélaires et régionalistes qui noient le fait national corse dans un magma de formules incantatoires sans projet réel à la clé.
Evoquer une alternative dans ce contexte relève de la manipulation des consciences.
Nous ne nous prêterons pas à une opération qui consisterait à signer un chèque en blanc à une prétendue majorité de progrès aux contours idéologiques flous, au verbiage managérial et aux pratiques pré-électorales qui laissent mal augurer de ce que pourrait être leur éventuel projet.
Les perspectives
L’atonie du mouvement social, la faiblesse des résistances touchant à la thématique nationale ne permettent toujours pas l’émergence d’une alternative qui prolongerait ces nécessaires mobilisations. La société civile qui pourrait participer à la convergence des forces et des propositions alternatives est soumise à une double aliénation : celle qui est liée à un contexte politique insulaire de faillite généralisée et celle qui relève d’une crise internationale. Il apparaît en effet que la Corse est aujourd’hui totalement immergée dans le tout libéralisme et sa manifestation la plus visible, la société de consommation.
C’est sans transition que nous sommes passés de la gestion paternaliste et clientélaire aux règles destructrices de l’économie de marché.
Penser une alternative implique selon nous d’abord et avant tout une rupture idéologique. Ce sont les idées qui structurent les sociétés et non pas les gestionnaires, les managers ou les politiciens friands de communication. À s’être refusé de tirer le bilan de ces dernières décennies, le mouvement nationaliste se situe désormais dans le champ classique de politiques libérales et bureaucratiques.
La rupture se situe donc au niveau des grands thèmes nationalistes. Cela implique la nécessaire substitution d’une offre politique claire parce que fondée sur un projet politique identifiable à une idéologie interclassiste qui fait la part belle aux intérêts d’une petite bourgeoisie au profil identitaire.
Il n’y aura de progrès que dans l’élaboration d’une alternative populaire, démocratique et sociale. Ce progrès vital ne se décrète pas. Il se construira dans l’articulation entre la réflexion et l’action du plus grand nombre.
Ce sont à ces perspectives que nous invitons les syndicalistes, les résistants de l’environnement et la jeunesse en tout premier lieu dont l’avenir ne peut plus dépendre des turpitudes d’une société de consommation qui la plonge dans les affres des faits divers et dans la désespérance de masse.
Nous nous refusons à donner aux prochaines élections une perspective de progrès. Le refus de participer à cette tromperie ne signifie pas pour autant le renoncement au droit de vote. Le principe d’un homme, une voix n’a de sens que dans l’instauration de contre-pouvoirs qui organisent le contrôle de la gestion de l’argent public et la maîtrise des décisions politiques. Sanctionner les sortants de la droite n’implique pas de cautionner un simple remplacement des hommes.
Nous proposons aux électeurs d’exiger des programmes clairs sans perdre de vue que seules les luttes fonderont l’avenir.
a MANCA
VISITE DE NICOLAS SARKOZY
04/02/2010
Indépendamment des aspects les plus caricaturaux, comme celui de mettre une ville en état de siège, ou bien de venir rétablir l'ordre au sein de l'UMP locale, la venue de Nicolas Sarkozy dans notre pays marque avant tout un tournant majeur dans la politique corse de la gouvernance française.
L'annonce politique la plus importante est bien la sujétion du PADDUC, schéma cadre qui va engager la Corse pour les prochaines décennies, à un décret de loi et donc aux parlementaires de l'Assemblée Nationale française. Sous couvert de pseudo-concertations en amont, il ne s'agit ni plus ni moins que de mettre la politique de développement de la Corse sous une tutelle directe, ce qui constitue un grand bond en arrière dans l'histoire récente de notre pays et une relativisation de fait de l'institution politique territoriale.
En réalité, quelque soit la future majorité issue de ces élections territoriales, elle se servira que de chambre d'enregistrement d'une politique décidée et votée ailleurs. Cette disposition est bien pratique pour tous les bétonneurs de l'île qui pourront compter par ailleurs sur de nouveaux financements estampillés "Plan Exceptionnel d'InvestissementI". En effet, le PADDUC, qui consacre une politique catastrophique basée sur l'économie résidentielle et le tout-tourisme, est clairement rejeté par la majorité des Corses, mais il passera en force à Paris et les élus territoriaux, même favorables, seront ainsi dédouanés. C'est un nouveau putsch contre l'expression démocratique majoritaire, entrainant diverses conséquences attentatoires à nos intérêts collectifs vitaux. Cette manœuvre de Nicolas Sarkozy permettra de donner un cadre légal et républicain, maquillé par une communication sur la notion de développement durable, à tous les projets visant à la satisfaction d'intérêts privés incluant la privatisation d'espaces littoraux collectifs.
L'heure est donc plus que jamais à l'organisation d'outils de défense collectifs et de contre-pouvoir, c'est une nécessité objective pour maintenir la résistance populaire et la promotion d'une véritable alternative politique. Les militant(e)s anticapitalistes d'A Manca apporteront leur contribution et un engagement sans faille.
a MANCA
KURDES ABANDONNES EN CORSE
21/01/2010
L'abandon d'une majorité de personnes d'origine kurde sur une plage corse démontre à quelle point nous ne pouvons extraire notre pays des questions internationales car elles viendront tôt où tard nous interpeller d'une façon très concrète.
La situation du Peuple Kurde en particulier ne doit pas nous laisser indifférent car elle nous renvoi directement à des clivages que nous connaissons bien. Le peuple Kurde est pris en otage entre un Etat Turc répressif qui n'entend pas rechercher les voies d'une solution politique à la question nationale kurde et le PKK, qui, faute de proposer une véritable alternative politique à son peuple, n'entend pas perdre le leadership de la Résistance . Alors que la crise du capitalisme touche aussi bien les turcs que les kurdes, les mouvements sociaux turcs et les manifestations de la jeunesse kurde ne trouvent aucune jonction au sein de plate-formes démocratiques communes. Dans le contexte de précarisation massive les mouvements d'émigrations, encouragés par les mafias locales, ne peuvent que s'accentuer.
Profitant de sa politique en matière d'immigration ,qui n'est pas sans rappeler les heures les plus sombres du siècle dernier, l'État français aide l'Etat Turc à arrêter des opposants sur son territoire, y compris des militant(e)s d'organisations démocratiques kurdes parfaitement socialisés.
En Corse comme ailleurs les organisations humanitaires et de droits de l'homme doivent donc être particulièrement vigilantes sur le sort qu'entend réserver l'administration française à ces victimes, la terre de Corse doit demeurer pour ces hommes, ces femmes et ces enfants un lieu de paix et de solidarité.
a MANCA
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