REFLEXIONS

LETTRES

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REPONSE AUX ASSOCIATIONS DE DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT SUR LE PROBLEME DE LA LOI LITTORAL

( 14 février 1999 )

 

A Manca Naziunale considère qu'en l'état actuel de la situation la loi littorale est un élément incontestable de la défense de notre patrimoine naturel.

Lors de notre appel public aux organisations nationalistes ( 22 décembre 1998 ) nous avions proposé un socle de 4 points au pacte de gouvernement que nous souhaitions établir avec tous.

Le troisième point était ainsi rédigé :

Maintien de la loi littorale actuelle et l'affirmation définitive stipulant que le littoral et l'espace marîtime sont considérés comme patrimoine inaliénable du peuple corse.

Aucune organisation ne nous a répondu, nous vous souhaitons plus de chance ...

Comme vous ( votre communiqué du 14/07/98 ) nous estimons que sous le terme « d'adaptation » ( Ph.Ceccaldi, J.Polverini, J.Rossi ) se cache la volonté de la remettre en cause afin de satisfaire des appétits privés.

Une autre notion developpée par François Ollandini (La Corse du 30/11/98) nous paraît tout aussi dangereuse. C'est de considérer que la mer, le soleil, l'air, les rochers, la végétation... sont un « capital ». On résume ainsi nos conditions naturelles de vie à un capital, ce qui est une absurdité ( Ce n'est pas l'homme et encore moins un capitaliste qui l'a créé, mais la nature ) et inquiétant pour l'avenir.

On sait comment la terre a constitué un capital pour ceux qui se la sont appropriée induement tout au long de notre histoire, et aujourd'hui on veut, sous des termes « économiques » nous refaire le même hold-up.

Nous ne laisserons pas faire, car le sort et la liberté des générations futures est en cause. Nous affirmons de manière irrévocable que notre patrimoine national est inaliénable parce que propriété du peuple corse d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

 

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