Conflits sociaux

La question sociale, totalement négligée depuis des mois, occupe désormais le devant de la scène. Parmi les nombreux conflits, deux restent pour l'heure sans solutions malgré des mobilisations importantes. La grève des employés de la maison de repos du Finusellu pose la question de la nature des relations employés/employeurs au sein de l'entreprise et au delà celle de la qualité des infrastructures sanitaires directement ou indirectement financées par l'argent public. Nous souhaiterions que les pouvoirs publics s'attellent vraiment à donner satisfaction aux personnels qui conscients de l'importance de leurs professions ne souhaitent en définitive qu'une marche normale de leur établissement. Nous rappelons à toute bonne fin que c'est par les journées payées majoritairement par le régime général des caisses d'assurance maladie que sont financés les établissements dits privés du secteur de santé. Il s'agit donc d'une affaire qui ne peut dépendre que des seules volontés d'une direction mais de toutes celles et ceux qui payent des cotisations.

L'autre conflit qui concerne les salariés de la DDE trouve sa source directement au cœur des politiques de démantèlement et privatisations des services publics socialement utiles. Les statuts des personnels sont frontalement remis en cause et ce sous le fallacieux prétexte d'une décentralisation qui ne peut plus servir à cacher les véritables intentions des responsables gouvernementaux et de la majeure partie de la classe politique hexagonale ou insulaire. Il s'agit de transférer aux collectivités des pans du service public dont ne veulent pas les candidats au rachat des entreprises publiques. Toutes celles qui pouvaient présenter un intérêt majeur sont d'ores et déjà au main du privé ou en voie de l'être. L'opération menée poursuit donc des buts clairs. Réduire au maximum les financements de certains services publics et comme d'ordinaire en faisant peser sur les salariés le poids des restrictions budgétaires programmées. Ceux ci ont donc raison de se mobiliser et ce dans l'intérêt général.

Nous soutenons donc sans réserve les très nombreux salariés aujourd'hui en grève en rappelant toutefois que le modèle de société dans lequel nous évoluons exigera une remise en cause fondamentale, perspective inévitable pour le monde du travail.