CONSEIL DES MINISTRES EN CORSE

En voulant signifier à l’ensemble de l’opinion publique qu’il n’entend pas reconnaître les droits nationaux du peuple Corse, le président de la République signe et persiste. Nous ne voyons donc pas dans ce voyage hyper médiatisé matière à s’étonner.

Lors de la campagne pour l’élection présidentielle nous nous sommes fortement mobilisés en faveur du seul candidat qui s’engageait réellement aux côtés du peuple Corse et en solidarité totale avec le monde du travail. Ce fut à ce moment précis que ce sont organisées les premières résistances, d’abord en dénonciation du programme anti-social du candidat de la droite, puis en préparation des mobilisations publiques afin de mettre en échec la privatisation de notre pays. Nous sommes tout aussi également de ceux qui n’acceptent pas les lois injustes qui visent à accréditer la propagande qui désigne l’immigration comme un facteur à la base des problèmes dits de sécurité publique ou la cause de l’augmentation du chômage.

Nous souhaitons que s’investissent toutes celles et ceux qui subissent déjà les politiques libérales: contre les franchises médicales, contre la disparition des régimes spéciaux, contre l’injustice fiscale qui favorise les plus riches, contre enfin ce système qui ruine nos conditions de vie et nos conditions de travail.

C’est donc tous les jours, sur nos lieux de travail, dans nos villages, dans nos quartiers, sur nos plages et dans nos montagnes qu’il nous faut résister et proposer ensemble une alternative sociale, démocratique, faite de solidarités et de respect de toutes les identités.
Sanctionner politiquement tous ceux qui soutiennent ce gouvernement passera d’abord par les mobilisations et les luttes, en dehors des politiques spectacles et des effets d’annonce, dans la clarté y compris sur le terrain des élections municipales à venir.