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Analyse de la période L'agression capitaliste visant notre pays et notre peuple est entrée dans une phase majeure.
Des multinationales du Tourisme et de la Finance sont en train de faire main basse sur notre territoire national. Et cela n'est possible que parce que des groupes sociaux locaux, n'ayant à l'esprit que leur seul intérêt de classe, appuyés par des représentants politiques aux étiquettes aussi multiples qu'interchangeables ont passé un accord afin de s'accaparer de nos espaces naturels, de nos moyens économiques, culturels et éducatifs. Cette agression a eu des précédents dans notre histoire, mais son ampleur est sans égale au vu des moyens employés. Cet Axe est très largement soutenu et instrumentalisé par l'Etat français représenté par " le gouvernement de la gauche plurielle ". Une fois encore, une constante de l'histoire corse est vérifiée. A chaque grande crise politique, les classes bourgeoises corses ont choisi la puissance coloniale contre le peuple corse et la Corse. Et à chaque fois, cela a aboutit à dépouiller notre peuple de ses ressources naturelles et de ses moyens de vie (Gênes, la Monarchie française, la Révolution bourgeoise, les Empires ). Une fois encore les couches bourgeoises parasitaires aspirent à reconnaître la tutelle coloniale, représenté par un Etat ou par des puissances financières, à la condition d'obtenir titres, passe-droits et rentes. L'actualité inflige ainsi, une nouvelle leçon à ceux qui sont ignorants de l'histoire de leur pays, et les condamne ainsi à la revivre. UN CONSENSUS CONTRE NATURE
Les prédateurs du XXI° siècle ambitionnent, avec la privatisation de la Corse à leur seul profit (littoral et montagne), à rendre effectif le vieux projet de baléarisation, contre lequel tant de patriotes sont tombés. Ces alliances dangereuses pour notre pays ne sont possibles que parce qu'une partie du mouvement national apporte sa légitimité, sa force et donne sa garantie. Sinon, comment expliquer que des élus nationalistes, des mouvements nationalistes aient le même discours que le préfet français et les élus clanistes et néoclanistes sur " l'adaptation de la loi littoral et montagne ". Ce consensus contre-nature est révélateur de l'orientation économique que ces forces veulent donner à la Corse. Cette orientation économique livre notre pays aux intérêts de la Finance Internationale. A quoi auront servi les sacrifices de notre jeunesse depuis 30 ans ? Pourquoi avoir dénoncé tous les projets alors qu'on en devient les promoteurs aujourd'hui ? DES AGRESSIONS CONTRE
LES TRAVAILLEURS CORSES Cette politique agressive vis à vis de notre territoire national se double d'une déclaration de guerre à tous les travailleurs (publics et privés) de notre île. Tentatives répétées de destruction des outils de service public socialement utile, précarisation rampante des emplois, sous rémunération, accentuation de l'injustice fiscale, avantages énormes consentis au patronat Tous ces éléments attestent d'une adoration sans retenue pour le dogme libéral quitte à sacrifier sur son autel notre pays et notre peuple. Même les " avancées statutaires " que certains préconisent, paraissent dangereuses tant elles donnent du pouvoir, sans garantie démocratique, à ceux qui ont montré leur incompétence à défendre les intérêts collectifs de la Corse. La caste claniste est aujourd'hui rejointe par de nouveaux prédateurs ( groupes de pression, regroupements d'intérêts corporatistes, grands patrons, loges maçonniques, détenteurs de capitaux aux origines obscures) qui font le siége de Matignon pour élaborer un véritable hold-up national contre la Corse.. Le comble est atteint lorsque l'Università di Corti est mise à contribution pour tenter de légitimer ce processus (voir notre site Internet pour les détails). Ainsi l'Universtà di Corti n'est pas un outil au service de la jeunesse et du peuple corse mais une super Ecole de Commerce, alimentée par des fonds publics, destinée à fournir quelques cadres touristico-identitaires en laissant la majorité des étudiants sans avenir. UN PROJET DE SOCIETE :
LE TOUT TOURISME Cette logique du TOUT TOURISME va jusqu'à dénoncer les entreprises qui produisent des biens alimentaires de nécessité à forte valeur ajoutée (l'affaire de la ferme aquacole d'Ulmetu). Ne nous y trompons pas, c'est un projet de société qui est en train de s'élaborer de manière insidieuse. Un projet de société qui vise à dépecer la Corse et à déposséder notre peuple de sa destinée sur sa terre. L'expression " Vendre la Corse " doit être prise au pied de la lettre car sa mise en uvre a déjà commencé. LA RESISTANCE S'ORGANISE
Notre culture et notre identité nationales ne sont plus que des alibis qu'exprime parfaitement la notion " d'économie identitaire ", summum de l'idéologie de la culture-objet. Pourtant cette agression tout azimut rencontre des résistances qui sont tout à l'honneur des travailleurs, des associations, des femmes et des hommes de ce pays. Les mouvements sociaux qui se multiplient dans tous les secteurs expriment à la fois une inquiétude et une prise de conscience que les droits fondamentaux des travailleurs de ce pays sont remis en cause quelquefois au nom de supposés intérêts de la Corse Les travailleurs corses de la Chambre des Métiers, de l'Education Nationale, des transports, des hôpitaux, des écoles privés, de la Poste et des entreprises privées ont tout notre soutien car ils montrent l'exemple à tout notre peuple. Leur combativité souvent couronnée de succès atteste que rien ne peut être obtenu sans lutte. Il faut que chacun soit convaincu que la lutte de classe est une réalité que les travailleurs corses subissent tous les jours. Il est maintenant nécessaire que la conscience de classe et la conscience nationale expriment toute leur potentialité afin que notre pays soit libéré de la tutelle coloniale. A Manca Naziunale s'inscrit résolument dans ce combat pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse et pour que les travailleurs prennent toute leur place dans le projet politique de la Corse de demain. Il n'y aura pas de progrès social sans démocratie et sans une identité nationale enracinée dans sa terre, et il n'y aura pas de démocratie si notre peuple et en particuliers les travailleurs corses ne sont pas les acteurs principaux du changement social. |