Associu di a Ghjuventù Naziunalista
Muvimentu di a Manca Naziunale
 

La plainte en diffamation déposée par Monsieur POLVERINI à l'encontre de Gérard Boncristiani s'inscrit pleinement dans le cadre d'une offensive libérale destinée à s'emparer des espaces naturels, patrimoine collectif du Peuple Corse. La loi "littoral", qui permet hélas l'occupation temporaire du domaine maritime, même avec ses carences gêne considérablement les maires de certaines communes, investisseurs ou prête-nom et autres partisans de la privatisation de notre pays. Le maire de la commune de Pianotolli, en s'attaquant aux propos tenus par Gérard Boncristiani lors d'une allocution sur la plage de San Fiurenzu, se fait le porte parole d'un camp qui s'en prend directement aux fondements du Mouvement National. Cet élu issu de la droite, co-fondateur d'une association destinée à modifier donc à dénaturer totalement la loi littoral, compte parmi ses alliés des secteurs parmi les plus archaïques du clan, mais également une frange prétendument évolutionniste.

Pendant le même temps, le gouvernement actuel, dans le cadre totalement antidémocratique des rencontres dites de Matignon, ouvre la porte à l'accaparement de nos espaces naturels et ce afin de satisfaire des revendications corporatistes totalement étrangères aux intérêts collectifs du Peuple Corse. Ce même gouvernement qui ne cède rien sur le fond, tente de faire rentrer notre pays dans le cadre d'une économie basée sur le tout tourisme, tout en poursuivant le démantèlement de pans entiers du service public pourtant utiles à la Corse d'aujourd'hui comme à la Corse de demain. Dans l'ombre des détenteurs de capitaux aux origines multiples, spéculation, racket et trafics en tous genres, oeuvrent à la prédation de nos espaces mers et montagnes, de nos moyens de transports collectifs et des institutions à venir. Cette menace déjà omniprésente dans le cadre actuel ne ferait que s'amplifier si des élus de tous bords et des instances gouvernementales françaises ou Européennes continuaient leur politique d'agression à l'égard de notre pays.


Nous avons la certitude et les preuves que de nombreux projets immobiliers sont en voie de réalisation. Nous savons aussi qu'au delà des discours lénifiants de ses reponsables, l'administration centrale continue dans les faits de fermer les yeux sur des occupations illégales du domaine public.
Comme il est certain que le domaine public maritime est de nouveau la proie d'occupants privés qui exploitent les carences de la loi et les silences complices de certaines municipalités. Nous n'ignorons en rien enfin des activités de nouveaux lobbies qui oeuvrent à la privatisation totale de nos secteurs économiques et ce sous le couvert d'un développement prétendument respectueux de notre identité et des équilibres écologiques. Il est également avéré qu'à l'occasion de nouveaux transferts de compétence ou dans l'éventualité de l'octroi de pouvoirs législatifs, d'aucuns se prédisposent à légaliser la privatisation de notre patrimoine collectif.

Face à cette situation des Corses, tous les jours un peu plus nombreux, rejoignent et soutiennent le Manifeste de défense de la loi "littoral". C'est donc que recommence à se faire entendre la voix d'une conscience collective et les rodomontades et les provocations d'un élu n'y changeront rien. Mais il faut que le sursaut collectif se transforme en un vaste mouvement d'opinion, mouvement offensif qui doit être l'expression du Peuple Corse. Aujourd'hui la problématique posée par les tentatives de privatisation de notre pays et donc de ses espaces naturels provoque des débats et des clarifications salutaires.

Les militants de nos deux mouvements, tout en reprenant intégralement à leur compte les propos qui valent à Gérard Boncristiani d'être traîner en justice, appellent l'ensemble des Corses à se mobiliser publiquement afin de mettre en échec toutes les tentatives de prédation.