BILAN ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Olivier Besancenot, candidat soutenu par A Manca naziunale lors de ce premier tour des élections présidentielles françaises, a réalisé en Corse (malgré la tentation du vote dit utile  et une participation profitable aux partis de gouvernement) un excellent résultat, puisqu'il recueille près de 6 000 voix, doublant ainsi son score de 2002.
Sa prise en compte politique de la situation corse et la connexion étroite établie par lui entre lutte de libération nationale et luttes sociales ont donc trouvé un écho très favorable, comme l'illustre cette remarquable progression dans les urnes.

   Si un front large, anti-casse sociale et lois liberticides, c'est-à-dire un front anti-Sarkozy, peut se justifier en considérant la configuration politique propre à la France, c'est loin d'être le cas en Corse.
Les responsables  corses du PS et du PCF devront tirer les leçons sociales de la très nette avance du candidat Sarkozy, dans la plupart des grandes villes de Corse, pourtant tenues par la gauche socialiste. Sans le choix affirmé et authentiquement ancré à gauche d'une priorité à l'urgence sociale, au service des besoins de classes populaires, trop souvent oubliées dans les quartiers, les tenants locaux de la gauche réformiste ne peuvent espérer éviter le pire au soir du 6 mai.
A Manca Naziunale, pour sa part, ne peut demander à ses militants et sympathisants de se positionner au second tour en choisissant entre le clanisme d'une gauche petite-bourgeoise  et le plus souvent, franchement hostile au mouvement national et le néo-fascisme des barons sarkozystes, complices du monde de la finance et des multinationales, criminalisant à l'envi l'aspiration même au droit à l'autodétermination du peuple corse.

  En conséquence, nous appelons tous ceux qui nous soutiennent à nous rejoindre activement dans les luttes sociales quotidiennes et dans la rue.
Dès aujourd'hui, il nous faut combattre plus que jamais la spéculation immobilière, le tout tourisme, fossoyeur de nos espaces naturels mais aussi le racisme et la xénophobie qui gangrènent trop d'esprits dans notre pays, comme l'a montré le score du FN.
En ces temps de déchaînement d'un capitalisme mondial décomplexé, l'urgence est surtout au combat pied à pied contre la tentative de main mise de multinationales comme Veolia, décidée à faire main basse sur l'énergie, les transports, la gestion des déchets dans notre pays.
Par ailleurs une large concertation s’amorce au sujet des prochaines législatives. Sont conviés à la réflexion et à la prise de décision, toutes celles et ceux qui ont apporté leur soutien et leurs efforts militants à la campagne d’Olivier Besancenot.

Pour nous, le troisième tour dans  a déjà commencé.