Position des candidates et des candidats après les résultats des appels d'offre dans le cadre du renouvellement des concessions dans le domaine des transports aériens.


LA CORSE N'EST PAS À VENDRE


Sous les coups répétés du libéralisme, la Corse est livrée à l'encan. Nous en voulons pour preuve, un fait d'actualité. L'ouverture des enveloppes, dans le cadre de l'appel d'offre lancé par la Collectivité Territoriale de Corse, permet de constater que les compagnies privées des transports aériens ne désespèrent pas de s'emparer de ce qu'elles considèrent n'être qu'un marché. L'embarras des responsables de l'exécutif et le silence sépulcral de la quasi totalité des groupes qui siègent sur les bancs de l'Assemblée ne peut étonner que ceux qui se font encore des illusions sur les véritables desseins d'une droite qui s'accorde à privatiser la Corse et d'une gauche soumise aux règles drastiques de l'économie de marché. Ce ne sont donc pas des irresponsables ou des insouciants à qui les utilisateurs et les personnels ont à faire, mais à des élus conscients de leurs actes et qui à se titre devront répondre des catastrophes sociales et économiques à venir. Car il est désormais clair que tous les Corses seront les premières victimes des appétits sans limite des groupes, sociétés et autres secteurs plus ou moins obscurs qui cherchent à s'emparer de notre pays.

La main mise sur les transports aériens, maritimes et terrestres, s'accompagne d'une tentative de prédation perpétrée sur le littoral ainsi que sur l'ensemble du secteur du tourisme. C'est donc à la mise en coupe réglée de notre pays à laquelle nous sommes collectivement confrontés. Ces manœuvres destinées à s'emparer de nos espaces naturels et de nos outils économiques ont été rendu possible par les politiques imposées par la Commission de Bruxelles, laquelle, dûment mandatée par les États et les gouvernements, exige toujours plus de concurrence, toujours plus de déréglementations et donc toujours plus de libéralisme. Nous appelons les Corses et l'ensemble de celles et ceux qui vivent sur notre sol à se mobiliser dans la rue et dans les urnes afin de mettre en échec un système et des élus qui lui sont acquis. Il en va de nos intérêts collectifs et de l'intérêts des personnels concernés. Nous nous devons d'affirmer ensemble que la Corse n'est pas à vendre et qu'il nous appartient de la construire.