Soutien à la grève du 4 octobre
La situation faite au monde du travail n’est plus supportable, dans un pays déjà miné par le clanisme, l’économie parallèle mafieuse et par le patronat de corse, sans cesse plus impliquée dans le développement du totalitourisme.
Le Contrat Nouvel Embauche, destructeur des CDI, la flambée vertigineuse du prix de l’essence, la nouvelle mesure Breton promettant un dégrèvement fiscal aux « travailleurs mobiles », provoquent à très juste titre une mobilisation unitaire du mouvement social.
L’existence même des services publics, services de proximité accessibles à tous, est depuis de nombreuses années remise en cause, ne serait ce que par la mort programmée de la SNCM et par le retrait accéléré de la Poste en milieu rural.
Les agressions des libéraux sont encore plus violentes en Corse. En effet, à tous les problèmes que connaissent les classes populaires en Europe, s’ajoutent une cherté de la vie au quotidien, encore récemment confirmée par une enquête de l’INSEE (les prix sont supérieurs de 12 à 15% par rapport à ceux de la France pour des salaires, qui eux, sont inférieurs de 12 à 14 %), une crise sans précédent du logement social (inférieur de 5% en Corse à la moyenne du parc des logements sociaux en France) et enfin, une prime de transport qui n’a plus évolué.
Pour toutes ces causes, U Muvimentu di a Manca Naziunale appelle tous les Corses à participer à la grève interprofessionnelle du 4 octobre, pour dire non à la précarisation institutionnalisée par le gouvernement Villepin et ses relais corses UMP de la CTC. Cette date doit devenir journée d’action exprimant notre refus de la marchandisation de l’Homme par l’Homme, en Corse comme ailleurs.