Agressions racistes de Calvi

Condamner la barbarie d'ou qu'elle vienne.

Les récentes agressions perpétrées à l’encontre de travailleurs issus de l’immigration s’inscrivent dans un climat marqué par l’actualité internationale. Des méfaits identiques, aux motivations xénophobes, se sont déjà déroulés antérieurement lors de la guerre dite du Golfe. Nombre de témoignages attestent également de la permanence d’un racisme qui touche essentiellement des ressortissants des pays d’Afrique du nord. Nous y voyons, entre autres facteurs, la résultante d’une acculturation occasionnant des pertes de repères. C’est au sein de notre jeunesse que se manifestent les symptômes les plus graves.

L’idéologie dominante prone la domination des forts contre les faibles, des riches contre les pauvres, se faisant elle risque de prendre le pas sur notre langue et sur tous les éléments constitutifs de notre culture.
Les références en vogue au sein d’une grande partie de notre jeunesse témoignent donc de la soumission de notre société aux politiques économiques et sociales des grands pays occidentaux.
Les terribles évènements qui viennent d’endeuiller le territoire de l’Amérique du Nord ne sauraient en aucun cas autoriser certains à procéder à des amalgames aussi stupides, qu’injustes.

Notre peuple fait partie des peuples de cette Méditerranée, aujourd’hui théâtre de nombreux conflits, de cet espace quadrillé par des grandes puissances uniquement soucieuses de la préservation de leurs seuls intérêts. Cette présence militaire, idéologique et économique occasionne des tensions, accroît la paupérisation de millions d’hommes et de femmes, génère des guerres et prive des peuples sans état de leurs droits nationaux.

Si il est donc impératif de condamner sans réserve des formes d’actions qui répondent à la barbarie d’un système par les pires moyens, il est tout aussi juste de condamner les agressions subies par des personnes issues de classes sociales contraintes à l’exil par la globalisation et l’ultra-libéralisme.