CONTRE LA REFORME PECRESSE

Depuis des années A Manca Naziunale dénonce la tentative de mainmise du patronat corse sur l’université. Pour quelques magnats de la  distribution, du B.T.P et du tourisme il s’agit tout simplement de transformer l’Università di Corsica en super centre de formation professionnelle, centre qui formera les futurs techniciens employables dans une société corse basée sur le tout tourisme.

La réforme Pécresse, sous couvert d’autonomie des Universités est le moyen qui pourrait leur permettre de réaliser  leur projet réducteur au service d'intérêts minoritaires. Que les choses soient claires, l’autonomie proposée par le MEDEF au pouvoir ( comprendre UMP ), est surtout une autonomie financière avec l’entrée des capitaux privés pour financer les moyens et les programmes. Après une licence MICHELIN en France, à quand un Master Géant Casino en Corse ?

Que personne ne soit dupe ! Avec le désengagement de l’Etat, les mandarins universitaires devront trouver de nouveaux financements, soit en augmentant les droits d’inscription (sélection par l'argent), soit en appelant au secours les petits copains du patronat (privatisation). Aucune de ces deux options ne peut être acceptée !

Brader ainsi notre Université, acquis de la lutte du peuple corse est une atteinte grave à un outil fondamental d’émancipation. Une telle mesure se situe aux antipodes de la conception de l’università universaliste de Pasquale Paoli, quand il était question de former des esprits critiques et une jeunesse éclairés  au sein de la nation Corse.

La mise hors norme San Remo a toujours été une demande légitime pouvant permettre des financements publics de filières (y compris généralistes !) utiles à l’émancipation intellectuelle de la jeunesse corse, contournant ainsi des critères d’effectifs obligatoires.
A contrario, la mise en concurrence des universités sur fond de présence accrue de la classe possédante dans leurs murs, doit être combattue par toute la communauté universitaire.