Langue Corse :
ANPE et discrimination négative

Le refus de la direction de l’ANPE en Corse de produire une annonce mentionnant « Corsophone souhaité », n’a rien de surprenant. L’article 2 de la constitution française est toujours en vigueur, l’ONU a encore récemment montré du doigt l’Etat Français pour son attitude rétrograde sur la question des langues dites « régionales » et le débat à l’Assemblée Nationale française du 7 mai dernier sur les langues régionales n’a servit qu’à valider, pour ceux qui en douteraient, ce statu quo.

La direction de l’A.N.P.E agit en Corse comme un instrument d’intégration idéologique de type coloniale, qui en excluant la langue corse de la vie économique tente de la marginaliser. C’est donc de discrimination négative dont il s’agît, car aux yeux de la HALDE, le peuple corse, la culture corse, la langue corse et les droits culturels du peuple corse n’existent pas et ont vocation à disparaître.

Plus hypocrite est l’attitude des élus UMP qui pratiquent au quotidien le double langage, à l’Assemblée de Corse on parle d’axe stratégique pour la sauvegarde de la langue corse et à l’Assemblée française on obéit aux directives gouvernementales.

Seule la mobilisation populaire permettra d’imposer aux élus des actes et des mesures fortes pour la langue en adéquation avec les discours. A Manca Naziunale soutiendra toutes les initiatives unitaires qui iront dans ce sens.

MANCA NAZIUNALE