
| Littoral : Jugements du T.A de Bastia En effet, depuis des années, tous les moyens publics ont été mis en œuvre afin d’éviter à notre pays le sort fait aux départements du littoral varois. La privatisation des espaces maritimes et montagnes a été, dans ces régions, la cause principale de la marginalisation de la culture Occitane et par le fait de la spéculation foncière et immobilière, la cause d’une exclusion sociale qui touche les couches populaires. Est ce bien à ce résultat que veulent aboutir, ceux des politiques, qui travaillent sans relâche à la « désanctuarisation » de nos espaces côtiers ? La question est également posée à ceux de nos compatriotes qui, uniquement motivées par la satisfaction d’intérêts immédiats, vendent les terres au plus offrant. La même interrogation s’adresse à ceux qui ne voient comme horizon indépassable, que la seule loi du marché. En organisation politique responsable et soucieuse du bien public, nous en appelons à la conscience de chaque Corse. Les choix à faire sont politiques : soit en acceptant la loi du marché, loi d’airain qui ne tient pas compte de l’histoire des peuples, pas plus que de leurs cultures et encore bien moins de leur cadre naturel de vie. Soit en se mobilisant pour une Corse réellement démocratique, citoyenne et qui garantisse la préservation des patrimoines pour mieux donner aux jeunes générations et aux générations futures, la chance de vivre dignement. C’est dans la rue, sur les terres menacées, que nous devons descendre massivement afin d’organiser une riposte massive et déterminée. C’est à l’imposition arbitraire d’un mauvais choix de société qu’il faut nous opposer. Il en va de notre avenir collectif, avenir qui ne peut en aucun cas dépendre de pouvoirs politiques au seul service de quelques intérêts particuliers.
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