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Avenir de la CCM En Mars 99, comme lors des élections régionales de 1998, nous avions mis l'accent sur les risques que faisaient courir au monde du travail un projet Européen basé sur une idéologie ultra-libérale. Hélas les faits sont têtus et il ne reste plus qu'une classe politique particulièrement aveugle ou inconséquente pour continuer de porter aux nues cette Europe prétendument au service du bonheur des peuples. Les sombres nuages qui planent au dessus de la CCM, de ses 467 employés et de quelques 150 salariés d'AIR FRANCE, sont bien réels et il serait totalement irresponsable de prendre l'affaire en cours à la légère. Si les résultats du récent appel d'offre effectué dans le cadre du renouvellement des concessions en matière de transports aériens se confirment, seront alors gravement menacés des emplois directs et indirects, un outil de service public vital pour notre pays et les millions de francs déjà investis. Les élus de l'Assemblée de Corse qui président aux destinées de la compagnie concoctent de "savantes" manoeuvres, et il se dit dans les travées, que la représentation territoriale pourrait, par le biais d'un vote maintenir la CCM dans ses prérogatives actuelles et ce, même s'il s'avérait que la compagnie AIR LITTORAL filière du groupe SWISSAIR, ait dans un premier temps, emporté le marché. Cette solution de replâtrage, encore une fois effectuée dans l'urgence peut (peut être) sauvegarder temporairement la CCM. A condition toutefois que la commission des Affaires Européennes veuille bien se plier aux voeux de l'Assemblée de Corse. Or en matière de transports les maîtres mots de Bruxelles et de Strasbourg sont : déréglementation et mise en concurrence. Ce qui déjà ne laisse rien présager de bon. Mais à condition aussi que la SWISSAIR n'introduise par de recours devant les instances politiques et juridiques Européennes. Pour mémoire ces instances sont particulièrement attachées à des notions préservant la liberté d'entreprendre et le respect d'une loyale concurrence. Si le traité de MAASTRICHT et les accords d'AMSTERDAM sont respectés à la lettre alors le pire est à redouter. Il va falloir une mobilisation d'ampleur afin de sauver la CCM, parce qu'il est inacceptable que soit sabordé un pan du service public socialement et économiquement utile et parce qu'il est tout autant inacceptable que des centaines d'emplois soient sacrifiés sur l'autel du libéralisme. Afin de garantir durablement l'avenir il faut exiger la possibilité pour la Corse de refuser l'application de directives Européennes inadaptées à notre réalité et au delà de rejeter un dogme libéral particulièrement destructeur. Dans cet esprit A MANCA NAZIUNALE se déclare prête à travailler et à lutter avec toutes les forces syndicales et politiques réellement attachées à la sauvegarde de la CCM en particulier et d'un véritable service public au service de toutes et de tous. L'actuel gouvernement et le ministre des transports vont avoir à prendre toutes leurs responsabilités et ceux des élus de la Corse qui nous ont conduit devant de telles échéances devront répondre de leur incompétence et de leur manque cruel de prévoyance. Les campagnes électorales sur fond de clientélisme ou de populisme effréné produisent aujourd'hui de graves effets. Sachons tous nous en rappeler.
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