SOUTIEN AU MOBILISATIONS DES LYCEENS

A Manca Naziunale salue et apporte son soutien total aux mobilisations en cours des Iycéens. Nous condamnons la répression disproportionnée qui s'est abbatue sur eux. Pour la Corse d'aujourd'hui, comme pour celle de demain, les conditions de travail et le contenu pédagogique du système éducatif sont des questions fondamentales. Demander plus de moyens, de cohérence et d'effectifs dans la fonction publique de l'enseignement est, et demeurera à nos yeux une revendication fondée et légitime.

Les Iycéen(ne)s ne doivent pas prêter l'oreille aux discours du ministère prétextant les efforts financiers déjà engagés, et les contraintes budgétaires, car l'argent existe ! Il ne s'agit que d'un problème de volonté et de choix politique.

A cause des critères de convergence imposés par une europe libérale, la réduction des déficits publics signifie en termes concrêts pour nos besoins collectifs, la mise à mort lente mais programmée du service public. En Corse, le facteur aggravant est qu'on préfère dilapider les fonds publics dans une machine répréssive délirante, plutôt que dans une formation de qualité pour tous.

Les Iycéen(ne)s ont donc raison de se battre et de maintenir le cap !

Concernant l'université de Corse, A Manca Naziunale prend acte des inquiétants problèmes évoqués par le syndicat étudiant Ghjuventù Paolina, à propos d'éventuelles délocalisations. Nous serons très attentifs sur ce dossier et participerons à tous les débats publics au sein de l'università.

Par ailleurs, nous saluons l'initiative de la mise en place progressive d'un front commun entre la C.S.C et Ghjuventù Paolina, dans une démarche constructive. Pour notre part cela fait plus d'un an que nous travaillons à l'élaboration d'un Front Commun de lutte universitaire, pour plus d'efficacité et de solidarité sur les questions vitales concernant l'avenir de l'université de corse.

Nous ne cesserons de le dire, I'università doit rester un lieu d'émancipation et de savoir au service des étudiants et ne doit en aucun cas devenir un jouet du lobby patronal.