Motion de soutien aux journalistes de RCFM

Le service public de l’information, radios et télévisions, comme l’ensemble du service public socialement utile, est en danger. L’introduction, dans ce domaine des « nouveaux critères de gestions » et du « management », s’inscrit dans un vaste projet de privatisation. Les disparités salariales, les atteintes aux statuts des personnels sont autant de signes qui annoncent la casse du service public.

À l’origine de ces tentatives de démantèlement se trouvent des grands groupes qui concentrent entre leurs mains de formidables moyens, que ce soit :
- Par une maîtrise, désormais sans partage, du secteur de la presse écrite
- Par le biais d’un quasi-monopole sur les radios nationales et régionales
- Et enfin dans le domaine télévisuel.

Cette recherche d’une domination totale sur l’information, n’est pas seulement due à la quête de nouveaux marchés. Elle s’inscrit également au cœur de desseins politiques. Les contradictions grandissantes au sein des sociétés, sont le fait d’une offensive, politique, économique, sociale, culturelle et idéologique.
Le totalitarisme libéral qui se profile rencontre cependant des résistances multiformes. La mobilisation des journalistes de RCFM et celle de leurs collègues hexagonaux s’inscrit, à notre avis, dans un vaste mouvement de contestation.

Nous apportons notre soutien, sans réserves aucunes, les personnels engagés dans ce conflit, car nous avons collectivement besoin d’une information de qualité. Il s’agit donc d’une revendication salariale liée directement aux questions démocratiques.