Crise énergétique La crise énergétique que connaît la Corse n’est que la conséquence des choix qui tournent le dos à nos besoins vitaux. Les conditions dans lesquelles cette situation inacceptable a été gérée mettent une fois de plus en lumière le profond mépris de dirigeants administratifs pour le peuple corse. La direction d’EDF n’a jamais tenu compte des avertissements clairs de ses agents formulés depuis longtemps, elle s’est contenté de vider les barrages pour briser une grève et faire des économies, en pleine saison hivernale. L’Etat n’est pas neutre dans ce dossier, jamais de telles attitudes n’aurait été tolérées ailleurs. Pourquoi cela ne se produit-il pas en pleine saison touristique malgré une consommation surdimensionnée de centaines de milliers de touristes ? Tout semble procéder d’une même logique où Etat et EDF semblent d’accord sur l’essentiel, celle d’une vision précise du développement de la Corse. Cette politique mise en œuvre depuis 1992 a pris en compte la libéralisation de l’énergie et elle se traduit en Corse par : l’absence d’investissement structurant à long terme (Centrales au Gaz ), l’utilisation hors normes de moyens obsolètes et toxiques (Scandale du Vazziu) et la commercialisation d’une énergie de mauvaise qualité. L’objectif final est le désengagement progressif d’EDF et le recours par le cable via l’Italie à des opérateurs privés européens, quelques qu’en soient les conséquences pour les agents et pour les usagers. A Manca Naziunale demande le départ de cette direction défaillante, par principe, mais cela ne résoudra rien sur le fond. Pour des raisons strictement idéologiques, les adversaires de notre indépendance énergétique entendent nous empêcher de développer nos propres moyens de production et nous en dissuader en usant de tous les artifices. Nous maintenons que la seule solution conciliant service public, emplois, intérêt des usagers et respect de l’environnement est la mise en chantier de centrales au gaz .
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