| Analyse de la situation politique
À ces doutes sur les vertus présumées de N.SARKOSY viennent s’ajouter les résultats des derniers mois. Résultats qui ne peuvent que satisfaire une minorité d’élus ou de postulants au pouvoir. Après de multiples visites en Corse et un voyage à Bruxelles le bilan est maigre et les perspectives plus qu’inquiétantes. Nous passerons rapidement sur la création d’une nouvelle prison pour consacrer notre attention tout d’abord sur les aspects économiques et fiscaux qui peuvent se résumer assez simplement. Le dogme qui dicte les politiques envisagées est de nature indéniablement ultra-libérale, le tout enrobé par une propagande qui voudrait accréditer l’idée fallacieuse d’une avancée pour l’ensemble des Corses. Seule une minorité peut se satisfaire des dispositions fiscales à venir (crédit d’impôts, nouveaux abattements et réaménagements des tranches). Un supplément de zone franche, faute de créer de nouveaux emplois ou de rehausser le niveau des salaires, permettra encore une fois à une poignée de sociaux-professionnels d’engranger de substantielles plus-values. De ce point de vue également, la visite auprès de la commission de Bruxelles, institution composée d’experts à la solde des tenants de l’Europe des patrons et des marchands, est d’une clarté aveuglante au point qu’aucun des élus présents n’a cru bon de s’inquiéter des propos de Romano Prodi (politicien dit de gauche, qui fit rentrer l’Italie dans les fameux critères de Maastricht). Le président de cette commission a pourtant strictement délimité les champs d’actions : - Déréglementation et libéralisation des espaces en matière de transports (en précisant que la question des emplois ne pouvait être retenue comme un critère prioritaire dans le cadre des appels d’offre et que les subventions accordées par mesure dérogatoire devraient cesser à la date fixée initialement sans possibilités de délais supplémentaires) - Ouverture des marchés accentuée et privatisation des moyens de fabrication et de distribution des énergies. En résumé la commission n’a pas dérogé aux principes des traités en vigueur et les demandes des élus ou N.Sarkosy ne s’inséraient que dans ce cadre. C’est donc à un pseudo développement uniquement basé sur le tout tourisme que ce gouvernement (comme le précédent) veut voir se consacrer la Corse. La privatisation des espaces naturels (mers et montagnes) est programmée afin de parachever cette opération qui livrerait dès lors la Corse à une poignée de prédateurs. |