| IL Y A URGENCE
Le service des urgences de l'hôpital de Falcunaja, l'hôpital de Bunifaziu et l'antenne médicale de Balagna, trois cas (parmi beaucoup d'autres) qui illustrent ce qu'est aujourd'hui la situation dramatique du service public de santé en Corse. Des millions de francs lourds et bientôt des millions d'euros ont été engloutis dans des opérations destinées à doter notre pays d'infrastructures routières, portuaires et aériennes, et ce dans la perspective d'une politique basée sur le tout tourisme. Pendant le même temps, rien n'a été fait pour combler les manques en terme de personnel et en terme de moyens techniques dont les hôpitaux souffrent cruellement. La saison touristique dure quelques mois, mais la population de la Corse vit sur son sol à l'année, sans que ses besoins fondamentaux ne soient satisfaits. L'ensemble de la protection sanitaire et sociale sont menacées et ce ne sont certainement pas les plus fortunés qui en pâtissent. Jusqu'à quel niveau les pouvoirs publics, État et collectivités territoriales comptent -ils se désengager? Contrairement à une propagande mensongère, beaucoup de Corses payent leurs impôts et leurs charges sociales et nous sommes dès lors en droit d'exiger un service public de qualité. Encore faudrait-il que l'on rompe avec une politique dont le seul critère demeure la réduction des déficits publics. Pour l'heure il est impératif que soient débloqués des crédits conséquents afin de doter les infrastructures hospitalières des moyens humains et techniques adéquat. Nous engageons l'ensemble des Corses à faire pression sur tous les rouages institutionnels et politiques afin d'exiger la réelle prise en compte de leurs besoins. Les pouvoirs publics ne peuvent fuir leurs responsabilités. Nous considérons, pour notre part, que la situation actuelle peut être qualifiée de non assistance à personnes en danger. |