Conférence de presse
Présidentielles
Soutien à Olivier Besancenot

L’échéance prochaine des élections présidentielles françaises de 2007, impose des choix politiques clairs autant que radicaux, au vu de la situation actuelle, particulièrement difficile, de la Corse.
Pour sa part, A Manca Naziunale réaffirme son appartenance à une gauche patriotique, anticapitaliste et anticolonialiste, combattant contre toute forme d’exploitation et d’aliénation.
Nous examinerons quelques uns des domaines fondamentaux de la vie politique nécessitant d’urgentes et radicales mesures de réorientation, mesures le plus souvent proposées ou validées par le candidat que nous soutenons dans le cadre de ces élections présidentielles 2007.
Face à une spéculation immobilière de plus en plus agressive, à la mise en œuvre d’un tout tourisme littoral mais aussi intérieur, seule une politique de revalorisation d’ une économie productive globale, portée par une agriculture labellisée et de qualité peut espérer sortir la Corse du mirage de la mono activité rentable, au préjudice de la propriété commune, de la terre qui appartient à tous.
Un développement du pourcentage des terres agricoles correspondant aux demandes réitérées et aux besoins de nombreux exploitants dans notre pays redynamiserait et restructurerait la production, tout en rendant possible une réoccupation des espaces en voie de désertification ou de privatisation.
Refusons de transformer notre terre en paradis récréatif pour colons fortunés au nom d’une prétendue voie unique au développement. Travaillons plutôt à l’obtention d’une production agricole de qualité, en valorisant les possibles retombées industrielles et commerciales des A.O.C. par exemple.
Le nombre des prisonniers politiques (particulièrement depuis de nombreux mois) démontre encore une fois, si besoin est, la dureté de la répression de l’appareil étatique et impose la reconnaissance au plus haut niveau de responsabilité, du droit du peuple corse à l‘autodétermination, (principe depuis longtemps validé et soutenu par la LCR).
Les prisonniers corses déportés en France doivent pouvoir bénéficier dans un premier temps d’un rapprochement géographique permettant aux familles, déjà atteintes par leur situation, de ne pas se ruiner en frais de déplacement et de séjour au loin. Sans une telle mesure, s’appliquerait alors une fois de plus le principe antidémocratique de la double peine, si cher au fasciste Le Pen.
L’objectif étant bien évidemment la libération immédiate de tous les militants politiques luttant pour l’obtention du droit à l’autodétermination pour le peuple corse.
La destruction planifiée et méthodique du service public socialement utile, pourtant dernier rempart contre la désertification achevée du rural ,rend incontournable une politique fondamentalement contraire à celle pratiquée aujourd’hui. Il s’agit d’œuvrer pour une promotion active du service public au nom de la justice sociale mais aussi, plus globalement, pour un retour dans le giron public des secteurs clefs de l’économie. Ceux-ci ne peuvent en effet être l’objet d’un accaparement par le monde de la finance .
Ces choix valides et porteurs d’égalité pour notre peuple prennent en considération la pénibilité du quotidien des personnes les plus exploitées et fragiles qui sont aussi les plus nombreuses, en matière d’accès aux transports, aux services ou aux soins.
Enfin, la mesure d’augmentation à 1 500 euros nets du SMIC et les augmentations à hauteur de 15% des salaires des travailleurs, semblent à même de freiner sensiblement l’avancée galopante de la pauvreté et s’imposent devant l’amplification alarmante du phénomène de paupérisation des classes moyennes et populaires comme face à la précarité vécue, même par ceux qui possèdent un emploi stable et à peu près dignement rémunéré.
Précarité et vie chère comptent parmi les fléaux économiques et sociaux frappant de manière massive la Corse, comme en témoigne par exemple la récente étude de la flambée des prix des produits de première nécessité depuis 2001 et la création d’un collectif citoyen de lutte contre la vie chère et la précarité dans notre pays.
En conséquence, au vu de l’adéquation entre les changements nécessaires au mieux vivre de l’ensemble du peuple corse et les mesures principales préconisées par la LCR, A Manca Naziunale réitère son soutien à la candidature d’Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire.
Dans le paysage politique français, le représentant de la LCR nous semble le candidat le plus à même de porter un projet politique radicalement ancré à gauche, loin du social-libéralisme démagogique et du Blairisme de « l’air du temps ».
Nous sommes convaincus que seules la fermeté des positions idéologiques et l’affirmation d’un ancrage 100 % à gauche peuvent servir de fer de lance à une lutte active contre les tenants du libéralisme et autres Sarkozy.