Avenir de l'università

Sur fond électoral, les débats sur l’université de Corse se multiplient.U Muvimentu di A Manca Naziunale rappelle ses positions quant au devenir de l’université de Corse.

En accord avec le libéralisme européen, l’université de corse est instrumentalisée dans le cadre du tout-tourisme. Ces projets de la bourgeoisie insulaire , mêmes teintés d’écologie et d’identité, ne correspondent pas à l’intérêt général. On peut admettre que des filières se spécialisent en fonctions de besoins réels dans le monde du travail. Il est hors de question de transformer notre université en un centre de formation professionnel de luxe adaptée à la culture d’entreprise du patronat insulaire (confère projet EDEN..Sic !).
La jeunesse corse doit disposer des moyens intellectuels de recherche, d’abstraction et de projection dans tous les domaines. Certaines matières sont fondamentales pour le développement de l’esprit critique et de la conscience collective ( Philosophie, Sciences politiques, Sociologie, Psychologie, etc…)
L’université de corse véhicule dans ses propres murs les maux du libéralisme, comme la précarisation croissante des personnels. De même, la direction du CROUS exerce diverses pressions sur les personnels précaires, les apprentis et les travailleurs syndiqués.
Par ailleurs, une certaine opacité règne sur la gestion du CROUS, nous nous demandons, par exemple, de quand date le dernier examen des contrôleurs financiers de la Trésorerie générale sur les comptes de cet établissement public.Concernant le problème du logement étudiant, c’est au ministère de l’éducation nationale de dégager les moyens nécéssaires sur des lignes budgétaires spécifiques ; L’Etat ne doit pas se désengager en s’abritant derrière le PEI.

L’histoire de l’università montre que seules les luttes sur le terrain ont permis d’arracher des acquis en terme de droits et de moyens. Les étudiants et les personnels, et au delà, le peuple corse, doit se mobiliser pour une université alternative, ouverte aux classes populaires, et véritable vecteur d’émancipation collective.