De la résistance à l’alternative

Le véritable fond politique de la droite est désormais connu de tous les Corses. Celles et ceux, dont nous sommes, entrés de longue date, en opposition totale avec les méthodes et les visées de l’actuel président, voient leurs engagements intégralement justifiés par les évènements des 30 et 31 Octobre. Ces deux journées resteront tout autant marquées par une pierre noire pour celles et ceux qui se sont laissés abuser par les effets de tribune d’un candidat aux accents populistes et démagogiques.

Le bilan de ces 48 heures doit être porté intégralement au passif des formations locales et nationales qui soutiennent l’action de ce gouvernement et du président de la République Française. En effet, sont définitivement disqualifiés pour s’exprimer en termes de défense des libertés fondamentales tous ceux qui ont permis que soient supprimés pendant deux jours, le droit de manifester et la libre circulation des citoyens. Les banlieues des grandes villes françaises ont connu le couvre-feu, nous venons de les rejoindre au regard des méthodes sécuritaires et liberticides employées et par le zèle déployé par l’actuel Préfet de Région.

Sur le plan des annonces, il est inexact d’affirmer que Nicolas Sarkosy est venu les mains vides. Il a, rappelé que la « libéralisation » des transports était à l’ordre du jour dès 2008. C’est l’ultime phase d’un processus qui ne tolèrera plus de dérogation. Les déclarations de M. Sindali en défense d’une cohabitation de compagnies subventionnées et de compagnies dites « Low Cost » sont donc en contradiction totale avec le droit communautaire européen et les directives de la commission européenne. Nous comprenons surtout qu’il s’agit d’endormir la vigilance de potentiels électeurs. La droite locale doit assumer totalement l’action de son gouvernement car après l’état de « grâce » vient le temps des dégâts sociaux et des attaques frontales contre le monde du travail.

La Corse subit donc un traitement global, celui du libéralisme réel, et un traitement particulier celui du colonialisme « new-look ». Toutes les résistances devront donc converger vers la seule alternative porteuse de solutions. Un socialisme autogestionnaire et démocratique dans une Corse débarrassée de toutes les formes de dominations et d’exploitation. C’est dans cette perspective que nous appelons à nous rejoindre dans l’action et dans notre mouvement, toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans une démarche anti-capitaliste, anti-colonialiste, anti-raciste et internationaliste.